La candidate péquiste dans Saint-François, Solange Masson.

Solange Masson à la rescousse des régions

La candidate du Parti québécois (PQ) dans Saint-François, Solange Masson, fait des particularités régionales son cheval de bataille. Elle a lancé sa campagne vendredi, en promettant que chaque région de l’Estrie sera bien servie.

Notamment, la souverainiste dresse le portrait inquiétant de la MRC de Coaticook, où les places en centres de la petite enfance (CPE) sont limitées et les médecins de famille sont trop peu nombreux

« Par exemple, les places en garderie, de façon globale en Estrie ça va, mais dans la MRC de Coaticook, il en manque. Ce n’est pas uniforme sur le territoire. C’est beau avoir une vision globale estrienne, mais il faut s’assurer que les besoins soient comblés partout », indique Mme Masson.

La candidate péquiste maintient qu’il faut servir tous les citoyens. Si elle se voit élue, elle assurera une souplesse et une adaptation des règles pour chaque région, pour que toute l’Estrie ait un accès équitable aux ressources.

« Au niveau des médecins de famille à Coaticook, il y a un gros problème qui s’en vient. Il y a quatre médecins de famille qui vont partir à la retraite. Les gens ont droit d’avoir des services de proximité, mais ils ont droit d’avoir des services chez eux aussi », soulève-t-elle.

Dans sa campagne, les familles sont mises de l’avant, Mme Masson précise que ça implique tous les individus. « C’est l’angle de la famille que j’aborde, la famille, ça part de la petite enfance jusqu’aux aînés. »

Pour les aînés, ce sont leurs soins qu’elle souhaite améliorer, en redonnant un côté humain aux services prescrits. Solange Masson dénonce une déshumanisation du milieu et des pratiques, notamment en cuisine, où les menus offerts aux aînés ne sont pas diversifiés. Un cuisinier en centre de soins depuis trente ans, rencontré dernièrement, lui a fait ouvrir les yeux sur la situation.

« Il n’est plus autorisé à faire ses meilleures recettes, parce que tout a été standardisé et uniformisé. Tout est décidé d’en haut, loin du terrain. Le plus triste c’est son manque de motivation. Les dégâts du règne libéral viennent de prendre fin », explique la candidate péquiste.