Manon Massé a dévoilé vendredi le Plan de transition économique de Québec solidaire, au lendemain du débat des chefs.

QS veut lancer une révolution écologique grâce au lithium

MONTRÉAL — Québec solidaire souhaite lancer une «révolution écologique» en faisant de la province «un leader mondial en fabrication de batteries».

L'aspirante solidaire au poste de première ministre, Manon Massé, dévoilait vendredi matin à Montréal le Plan de transition économique de son parti, en compagnie de la candidate dans Mercier et porte-parole solidaire en matière d'environnement, Ruba Ghazal.

Mme Massé a déclaré que Québec solidaire proposait un «véritable projet de société» pour répondre au «grand défi» de la crise écologique.

La coporte-parole a ajouté que «le Québec ne manque pas des moyens ni du savoir-faire requis pour devenir un leader en matière de transition énergétique». Selon elle, il est possible, avec de la volonté politique, de sortir des hydrocarbures, de créer 300 000 emplois verts et de réduire les émissions de GES du Québec de 48 % d'ici 2030.

Ce 48 % est une première cible, a-t-elle précisé, ajoutant qu'il sera nécessaire de voir une réduction de 95 % des émissions d'ici 2050.

Elle a annoncé qu'un gouvernement solidaire investirait dans le développement de la «filière du lithium», un minerai qui entre dans la composition des batteries électriques. Le parti souhaite ainsi faire du Québec un chef de file mondial en matière de fabrication et de recyclage de batteries.

S'il est élu le 1er octobre, Québec solidaire s'engage à «développer la chaîne de valeur complète du lithium au Québec, de son extraction à sa transformation». Un gouvernement mené par Manon Massé soutiendrait aussi la création d'une «grappe de l'économie électrique», en produisant des batteries, mais aussi en recyclant et en réutilisant le lithium.

Questionnée quant au réalisme de son Plan de transition économique, Mme Massé a assuré que son parti n'était pas rêveur.

«Vous savez, quand il a été le temps de mettre sur pied l'assurance-maladie au Québec, c'était un enjeu de société majeur, les gens mouraient parce qu'ils n'avaient pas accès aux soins. Eh bien [Robert] Bourassa n'a pas hésité à augmenter de 100 % les revenus de l'État pour être capable de mettre, pas seulement l'assurance-maladie, mais un certain nombre de [services], parce qu'il était prêt, en bon chef d'État, à se relever les manches et à aller chercher l'argent où il est», a-t-elle illustré.