Le fait que Québec connaisse des hivers rigoureux et une densité de population moyenne dans ses banlieues la rend très attractive pour tester des voitures sans conducteur, croit Normand Beauregard.

Le PQ veut faire de Québec un laboratoire pour véhicules autonomes

Le Parti québécois souhaite que la ville de Québec devienne un grand laboratoire d’essai de véhicules intelligents sans conducteur, qui pourraient aller chercher des clients dans les banlieues et les mener vers le tramway.

«Nous sommes en ce moment en train de penser le réseau structurant. Et les véhicules autonomes pourraient être des compléments idéaux à ce réseau-là pour les zones périphériques», croit le candidat péquiste dans Louis-Hébert Normand Beauregard. 

Le fait que Québec connaisse des hivers rigoureux et une densité de population moyenne dans ses banlieues la rend très attractive pour faire ce genre de test, croit M. Beauregard. 

Au départ, les navettes autonomes pourraient remplacer des taxi-bus sur des tracés précis, mais lorsque la technologie le permettra, les véhicules sans conducteur pourraient aller chercher les clients directement à la maison, comme le font les taxis à l’heure actuelle, «à des coûts qui seront beaucoup inférieurs à ce qu’on a en ce moment», évoque le candidat. 

Le gouvernement du Québec a autorisé en août un premier projet-pilote de véhicule autonome sur la voie publique à Candiac, en Montérégie. Des navettes sans conducteurs circulent sur un parcours fixe de 2 kilomètres. 

Pour M. Beauregard, l’occasion est «idéale», avec la construction du réseau structurant, pour que Québec emboîte le pas. 

Les ponts existants d’abord

Lors du dévoilement de sa plate-forme régionale en transport, le Parti québécois a insisté sur la nécessité de repeindre le pont de Québec et de reconstruire le pont de l’île d’Orléans. 

«Entretenons nos ponts, faisons la réfection de ce qui existe déjà, pour qu’on puisse l’utiliser à sa pleine capacité», a soutenu Diane Lavallée, candidate péquiste dans Taschereau.

Le parti s’engage à livrer un pont neuf à l’île d’Orléans en 2024 et à mettre de la pression sur le gouvernement fédéral pour qu’il remplisse son engagement de repeindre le pont de Québec en débloquant les fonds avant l’élection de 2019. 

Le PQ s’engage également à relier le tramway de Québec au réseau de transport amélioré de Lévis. 

Pour ce qui est de la construction d’un troisième lien entre les deux rives, le parti «doute» toujours que ce soit la solution pour alléger la circulation routière, mais attend la fin des études pour se prononcer définitivement sur le projet.