Le NPD du Québec à l’assaut de la Capitale-Nationale

Le Nouveau Parti démocratique version Québec (NPDQ) présentera une équipe dans la région de la Capitale-Nationale à l’occasion du prochain scrutin. Et c’était jour de lancement de campagne mardi.

Le plus connu du groupe, l’ancien député fédéral de Beauport-Limoilou Raymond Côté, était à l’avant-scène. Certain de l’emporter le 1er octobre prochain dans Jean-Lesage, il promet déjà de s’attaquer en priorité au dossier de la piètre qualité de l’air au centre-ville : «Dès le 2 octobre, après l’élection, amorcer immédiatement une opération pour régler le problème de la poussière [émanant du port de Québec]. C’est un problème qui affecte directement la santé et la qualité de vie des gens de Limoilou.»

Le thème du grand ménage au port est également au cœur de préoccupations de Québec solidaire. Mais Raymond Côté assure être mieux positionné pour freiner l’expansion des installations industrielles riveraines et forcer l’organisation à respecter les normes environnementales locales. Comment? En tant qu’ex-parlementaire à Ottawa, il dit conserver des privilèges, dont un accès à la Chambre des communes. Il pense donc pouvoir s’y rendre pour faire jouer ses contacts d’Ottawa en sa faveur. Le candidat voit là un «argument massue» pour se démarquer.

«L’administration portuaire se retranche derrière le fait qu’elle est sous juridiction fédérale pour refuser d’agir ou même de se soumettre aux exigences du gouvernement du Québec», déplore-t-il.

«Malheureusement, actuellement, c’est encore plusieurs tonnes annuellement de poussières provenant du vrac entreposé librement sur les quais qui est libéré dans l’air et qui retombe ici dans notre environnement immédiat.»

Donc, Raymond Côté évalue être le mieux placé pour régler une fois pour toutes ce dossier lorsqu’il sera élu. Il juge que la volatilité de l’électorat à l’approche du déclenchement officiel de la campagne électorale lui permettra de remporter la course. 

Autres candidats

Le NPD du Québec a pour l’instant fait connaître cinq candidats dans la région de la Capitale-Nationale.

Dans Jean-Talon, l’agent d’immeuble et président du Regroupement des propriétaires de taxi de la capitale, Hamid Nadji, a décidé de faire le saut pour offrir une alternative de gauche non souverainiste aux électeurs. Il s’est notamment exposé publiquement dans la lutte de l’industrie du taxi qui voulait être compensée à la suite de l’arrivée d’Uber dans le marché. Il prône, notamment, le remboursement des frais dentaires par l’assurance maladie, la gratuité scolaire et le salaire minimum à 15 $.

Du côté de Louis-Hébert, Caroline Côté, chercheuse postdoctorale en environnement entend mousser «l’enjeu politique de l’environnement et du tissu social». Elle dit vouloir être une députée très accessible et ouverte aux propositions pour régler les dossiers locaux.

Vers l’est, Andréanne Bouchard tentera de convaincre l’électorat de Charlevoix-Côte-de-Beaupré. Originaire de L’Isle-aux-Coudres, elle aimerait soutenir la transition démographique et économique que vit la région. Pourquoi avec le NPDQ? «C’est la première fois depuis longtemps que je me suis retrouvée dans les valeurs d’un parti. Des valeurs de solidarité sociale, d’empathie, de communauté. Ça rejoint énormément de ce que je connais dans Charlevoix.»

Une autre candidate est connue, mais elle était absente mardi. Mona Belleau, originaire du Nunavut, brigue les suffrages dans Chauveau.