La partisaneries réservée à la période électorale, dit le DGE

Les interventions partisanes sont encadrées uniquement en période électorale.

C’est l’intervention qu'a faite récemment le directeur général des élections (DGE) à la suite des affichages massifs d’organisations syndicales coalisées dans certaines villes du Québec, dont Sherbrooke cette semaine.

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Ainsi, les interventions sur la place publique qui surviennent avant la prise du décret ordonnant la tenue d’élections ne sont pas considérées, au sens de la Loi, comme des dépenses électorales, et ce, autant pour les partis politiques et les candidats indépendants que les tiers.

Par tiers, on entend tout individu ou toute organisation n’agissant ni pour le compte d’un parti politique ni pour celui d’une personne candidate, précise le DGE dans un communiqué de presse.

Mardi, la Ville de Sherbrooke a donné 72 heures à l’organisation syndicale pour retirer ses centaines d’affiches apparues dans le paysage à partir de lundi soir.

Rappelons qu’on y voit la moitié du visage du chef libéral Philippe Couillard et la moitié du visage du chef caquiste François Legault, avec les mentions «Libécaquiste» et «Caquibéral». L’image est accompagnée du slogan «c’est du pareil au même… on mérite mieux».

La période électorale s’échelonnera au plus tard du 30 août jusqu’au 1er octobre 2018. D’ici là, dans une approche préventive, le directeur général des élections rappelle les règles portant sur le contrôle des dépenses électorales aux organisations dont les interventions partisanes seraient sujettes à se poursuivre au cours de cette période, ajoute-t-on.

« Nous vivrons, en octobre prochain, les premières élections générales provinciales à date fixe au Québec. Dans ce contexte, j’ai déjà demandé à mon équipe d’exercer une veille et d’analyser les dépenses préélectorales effectuées tant par les tiers que les partis politiques et les candidats indépendants», a souligné le directeur général des élections, Pierre Reid.

«L’objectif est d’avoir un portrait clair de la situation et de nous baser sur des faits qui nous permettront de recommander des modifications à la Loi électorale si la situation le réclame.»


Pierre Reid