Des fonctionnaires en région, s'engage Couillard

Après avoir été fortement critiqué dans les régions du Québec lors de son dernier mandat pour ses mesures centralisatrices, le premier ministre Philippe Couillard s’engage à décentraliser certaines activités des ministères liés aux ressources naturelles, dans les régions où elles agissent comme moteurs économiques.

Le premier ministre sortant souhaite ainsi miser sur les piliers qui soutiennent l’économie des régions telles que le Saguenay-Lac-Saint-Jean, le Bas-Saint-Laurent, l’Abitibi-Témiscamingue ou la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine pour y déplacer des équipes de fonctionnaires, a révélé Philippe Couillard, lors d’une entrevue d’une vingtaine de minutes accordée au Quotidien, dimanche, dans son autobus de campagne, alors que son équipe venait de quitter Chicoutimi, en direction de Saint-Félicien.

S’il obtient un second mandat, Phillipe Couillard promet de déplacer les activités gouvernementales de direction dans ces régions, pour les activités économiques liées à la forêt, à l’agriculture, aux mines ou à la pêche, par exemple.

«J’aimerais ça, donner le signal que le gouvernement va se déplacer dans ces régions-là pour administrer, à partir de ces régions, cette activité, pour toutes les autres régions», a-t-il déclaré.

Cette présence gouvernementale irait au-delà de l’actuelle présence des bureaux régionaux des différents ministères que l’on retrouve dans les régions.

«Je vais vouloir aller encore plus loin, pour favoriser la présence d’équipe des ministères en région, dans les zones, par exemple, où il y a une activité très importante», a-t-il expliqué, souhaitant que les fonctionnaires voient «à leur porte, tous les jours», le secteur économique dont ils assurent la gestion.

Conscient des conventions collectives qui lient le gouvernement à ses fonctionnaires et des vives réactions que peut susciter une telle annonce, le premier ministre refusait toutefois de préciser dimanche le plan de match établi pour chaque région et ministère.

À long terme à Saint-Félicien
Le député sortant de Roberval assure que son établissement dans la région, il y a quelques années, l’a amené à aborder différemment certains dossiers, tels que la gestion des ressources naturelles.

Le Bleuet d’adoption se voit d’ailleurs demeurer à long terme à Saint-Félicien, la défaite – sans surprise – n’étant pas une option qu’il envisage.

«Il n’y a pas d’autres options que la victoire, avec ce que j’ai accompli dans la circonscription et pour la région», a-t-il conclu.