La candidate de Québec solidaire Christine Labrie a eu droit aux applaudissements les plus nourris, lundi soir, lors du débat opposant les quatre principaux candidats dans Sherbrooke tenu devant quelque 1500 étudiants à la salle Maurice-O’Bready de l’Université de Sherbrooke.

Débat politique à l'UdeS : Vachon malmené de toutes parts

La candidate de Québec solidaire dans Sherbrooke, Christine Labrie, a eu droit aux applaudissements les plus nourris, lundi soir, lors du débat qui s’est tenu devant quelque 1500 étudiants réunis à la salle Maurice-O’Bready de l’Université de Sherbrooke, au cours duquel le candidat de la CAQ, Bruno Vachon, a été attaqué de toutes parts par ses adversaires en plus d’être la cible de huées de quelques étudiants assis au fond de la salle.

Outre Mme Labrie et M. Vachon, le débat organisé par la radio étudiante CFAK mettait aux prises le candidat libéral Luc Fortin ainsi que celui du Parti québécois, Guillaume Rousseau.

Ce dernier s’en est d’ailleurs pris à plusieurs reprises au candidat caquiste, dont le parti est en tête dans les intentions de vote des Québécois en vue des élections du 1er octobre prochain.

Il lui a notamment reproché de vouloir sabrer dans la fonction publique et d’avoir confié à la sous-traitance plusieurs services de la Société de transport de Sherbrooke (STS) alors qu’il en assumait la présidence à titre de conseiller municipal.

M. Vachon s’est défendu en disant que sous sa gouverne la STS avait été aux prises avec des coupures de crédit et qu’il a dû composer avec quatre ministres des Transports pendant qu’il était à la tête de l’organisation paramunicipale.

 « Vous avez peut-être eu quatre ministres des Transports, mais depuis que monsieur (Marc) Denault est président, je peux vous dire que les choses vont beaucoup mieux à la STS », lui a rétorqué M. Fortin. Des propos que M. Rouseau a repris quelques instants plus tard.

Luc Fortin, candidat libéral.

Le candidat péquiste s’en est aussi pris aux promesses de la CAQ et du PLQ d’accorder des baisses d’impôt aux mieux nantis tout en promettant de réinvestir dans les services publics.

« C’est comme si je disais à ma famille : ‘‘Cette année, on va aller en Floride, on va rénover la maison et on va investir de l’argent dans nos REÉR’’. Ça n’a juste pas de bon sens. »    

Guillaume Rousseau, le candidat péquiste.

Partant avec une bonne longueur d’avance sur ses adversaires en termes d’appuis parmi les étudiants présents, Christine Labrie s’est attiré plusieurs applaudissements lorsqu’elle s’est engagée à rehausser l’aide financière aux étudiants, l’aide à la recherche fondamentale ainsi que le salaire minimum à 15 $ de l’heure. Elle a de plus touché une corde sensible lorsqu’elle a cité des études faisant état du niveau de stress élevé et de détresse psychologique vécus sur les campus universitaires.

« Québec solidaire veut augmenter les ressources en santé mentale, non seulement sur les campus, mais partout au Québec, a rappelé Mme Labrie. Quand les gens demandent de l’aide, il faut que cette aide soit disponible immédiatement, pas dans trois mois », a-t-elle ajouté.

Malgré les attaques et les divergences de vues sur plusieurs dossiers, les candidats en sont néanmoins venus à des consensus sur quelques enjeux régionaux, notamment sur la nécessité de contrer l’exode des nouveaux diplômés ainsi que sur la nécessité d’investir davantage dans le transport collectif.

Christine Labrie, candidate solidaire.

Vachon satisfait

Interrogé après le débat sur les huées exprimées à son endroit, le candidat de la CAQ, Bruno Vachon, a affirmé ne pas les avoir entendues.

« J’ai trouvé que l’accueil avait été très correct à mon endroit. Je n’ai pas entendu de huées. C’est clair que c’est un terreau plus fertile pour Québec solidaire, mais l’important c’était de pouvoir débattre de nos idées en tout respect et c’est ce que j’ai ressenti ce soir », a exprimé M. Vachon.    

Bruno Vachon, candidat caquiste.