Philippe Couillard nie toute forme d’ingérence politique dans les affaires policières

Couillard accuse la CAQ « d’ingérence politique »

Philippe Couillard a rejeté les accusations d’ingérence politique dans les corps policiers lancés plus tôt par un l’ancien porte-parole du SPVM et candidat de la CAQ, Ian Lafrenière.

Le premier ministre sortant, en conférence de presse dans la circonscription de Roberval, a réitéré à plusieurs reprises son « entière confiance » dans les institutions québécoises. Il a nié l’ingérence politique dans les affaires de la police. 

« Si M. Lafrenière, qui a été en contact pendant vingt ans avec les plus hautes autorités, n’est pas capable de donner un seul exemple concret, ça me préoccupe. Au-delà de ça, je dirai que la CAQ est en contradiction avec elle-même », pense M. Couillard, qui espère que Ian Lafrenière pourrait étayer ses dires avec des faits précis. « S’il a été témoin de ça, [Ian Lafrenière] aurait dû dénoncer », a-t-il indiqué.

UPAC

Philippe Couillard, qui dit appliquer rigoureusement les recommandations de la commission Charbonneau pour faire les nominations à l’UPAC, a accusé le parti de François Legault de faire preuve d’incohérence. « C’est irresponsable de la part de la CAQ, d’aller contre les recommandations de la commission Charbonneau. Ils ont une procureure de la commission Charbonneau parmi eux [Sonia Lebel]. C’est eux qui politisent la question », a affirmé M. Couillard.

Il rejette la suggestion de la CAQ de faire les nominations des chefs de police à l’Assemblée nationale, avec le vote des deux tiers des députés. « C’est une erreur grave de gouvernance. Aucune démocratie ne fait ça. C’est un mélange inacceptable des ordres de gouvernement », indique le premier ministre sortant, qui ne croit pas que l’appareil législatif ait à nommer les policiers.

Commission Chamberland

Par ailleurs, Philippe Couillard a dû défendre la directrice des communications de la campagne du PLQ, Catherine Maurice. Cette dernière, alors qu’elle était l’attachée de presse de Denis Coderre, avait transmis le numéro de téléphone d’un journaliste au SPVM. Ces faits avaient été mis en lumière lors de la commission Chamberland.

Philippe Couillard n’a pas voulu dire si cette membre de son équipe avait, elle, fait de l’ingérence politique dans les affaires policières, « Je ne mettrai pas, comme politicien, à faire des commentaires sur le travail des policiers » a lancé M. Couillard.

« On a une excellente équipe, j’en suis très fier », a-t-il ajouté pour défendre la directrice des communications de la campagne du PLQ.