Le candidat du Parti québécois dans Sherbrooke prétend être le seul à avoir respecté la loi du Directeur général des élections du Québec en n’installant pas ses pancartes mercredi soir, veille du déclenchement des élections.

Affiches électorales : Rousseau dénonce un manque de prudence

Le candidat péquiste dans Sherbrooke, Guillaume Rousseau, a laissé savoir sa déception face à ses adversaires et leur décision d’installer leurs affiches électorales mercredi soir. Il prétend être le seul à avoir respecté la loi. Quelques pancartes de Véronique Vigneault, candidate péquiste dans Richmond, étaient pourtant les premières visibles depuis quelques jours sur des terrains privés.

« Dans Sherbrooke, je suis le seul qui n’a pas encore installé d’affiches électorales, mais je suis aussi le seul qui a respecté la loi », peut-on lire dans le communiqué de presse émis jeudi par M. Rousseau. 

La loi d’Élections Québec stipule que les candidats à une élection provinciale peuvent installer des affiches électorales à compter du lendemain du décret d’élections, soit le 24 août dans ce cas-ci.

« Étant avocat, je ne prends pas de chances, je veux que moi et mon équipe respections la loi. Le fait que je suis le candidat qui soit le plus prudent et qui s’assure de respecter la loi, ça peut représenter un avantage », explique Guillaume Rousseau.

Le candidat péquiste demeure perplexe quant aux règlements établis. Le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) intervient dans la politique des pancartes seulement lorsque la date d’installation est en vigueur, donc à partir du 24 août. Les sanctions reliées à la pose d’affiches avant la date permise relèvent du municipal.

Dans ces cas-là, la Villle de Sherbrooke intervient après la réception d’une plainte. Jeudi, aucune plainte n’avait été formulée. Reste à savoir comment la Ville réagira, sachant que le dossier des pancartes préélectorales de la coalition syndicale avait fait beaucoup réagir. 

« Il y a des informations contradictoires qui circulent, nos adversaires auraient pu faire preuve de plus de prudence. Surtout pour M. Vachon (NDLR Bruno Vachon, candidat caquiste) et M. Fortin (Luc Fortin, candidat libéral). Lorsque les syndicats sont sortis avec leurs pancartes, ils ne se sont pas gênés pour dire d’enlever les pancartes au plus vite. De les voir quelques semaines plus tard eux aussi faire une pose de pancartes dont la légalité est questionnable, ils font ce qu’ils reprochent à d’autres et c’est ordinaire comme on dit », commente M. Rousseau.

PANCARTES SUR DES TERRAINS PRIVÉS

Depuis déjà plusieurs jours, par ailleurs, on peut voir quelques pancartes de Véronique Vigneault, notamment sur un terrain privé de la rue Gibraltar, dans Rock Forest, et à Windsor. Par contre, sur les voies publiques, les pancartes de Mme Vigneault n’ont pas encore rejoint celles de la CAQ, du PLQ et de QS.

« On a fait le choix de suivre la règle, visiblement tout le monde ne l’a pas comprise de la même façon, explique Mme Vigneault. Je ne veux pas porter de jugement sur ce que les autres ont décidé de faire. Je trouve que l’accent au sujet des pancartes est grand. Je pense qu’ultimement, ce n’est pas quelque chose qui va influencer le vote. L’enjeu qui est important, c’est ce qu’on va livrer sur le terrain avec les citoyens. »

Elle souligne aussi le fait que l’enjeu de la position des pancartes est peut-être plus important en milieu urbain, où les endroits populaires sont visés par tous les partis. 

« On a fait le choix, moi et mon équipe, de ne pas avoir le maximum de pancartes pour des préoccupations environnementales. Je rappelle que j’ai 27 communautés. J’ai au moins une grosse pancarte dans chacune des municipalités », précise-t-elle.

Au sujet des pancartes sur les terrains privés, c’est aussi une question de plaintes. Or, aucune plainte n’a été enregistrée à ce sujet. De plus, si le propriétaire du terrain privé a donné son avis pour la pose de cette affiche, la loi a été respectée.

« Il y a des gens à mon lancement qui m’ont demandé d’avoir des pancartes. On en a distribué une vingtaine. Au niveau des terrains privés, il n’y a pas de loi, le citoyen met ce qu’il veut chez lui », termine la candidate péquiste.