Bruno Vachon

« Ce qui serait historique, ce serait de m’élire moi » - Bruno Vachon

Le candidat de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans Sherbrooke, Bruno Vachon, a sursauté en voyant que son opposant Guillaume Rousseau invitait les Sherbrookois à écrire l’histoire en votant pour le Parti québécois. « Ce qu’il y aurait d’historique, ce serait de m’élire moi », répond M. Vachon.

« La CAQ représente une nouvelle option. Elle offre autre chose que l’éternel débat souverainiste ou pas souverainiste. C’est une autre option que de voter encore pour les mêmes vieux partis. Dans ça, il y aurait quelque chose d’historique. »

Bruno Vachon va plus loin. « Il n’y aurait rien d’historique à élire le Parti québécois. Depuis 50 ans, il y a eu quatre péquistes comme députés à Sherbrooke. On vit une alternance entre le PQ et le Parti libéral. Je ne vois pas où il prend son affirmation. »

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S’il invite les électeurs à délaisser les « vieux partis », Bruno Vachon sait quoi répondre quand on lui fait remarquer que son chef, François Legault, est loin d’être un nouveau venu en politique. « Nous ne sommes pas un vieux parti. Ça fait six ans que cette coalition existe dans sa forme actuelle. Nous avons acquis de l’expérience au cours du dernier mandat. On le voit dans le niveau de notre recrutement. Nous présentons une équipe de gens de terrain, qui viennent du domaine de l’administration, de la gestion. Nous avons une super équipe en Estrie qui est représentative de ce que nous avons à l’échelle du Québec. Ce sera un gouvernement par du vrai monde, pour du vrai monde. »

M. Vachon ne croit pas que les électeurs qui choisiront la CAQ le feront par dépit, en votant contre les autres partis. « J’entends que les gens voteront par conviction. Ce sont eux qui viennent nous voir pour nous le dire. »

Il ne croit pas que sa défaite aux élections municipales soit un mauvais présage pour la campagne qui s’est amorcée jeudi. « Je n’ai aucune appréhension. Il y a eu tellement de gens qui m’ont dit avoir voté par contestation, mais qu’ils n’avaient rien à me reprocher personnellement. Plusieurs espéraient que je reviendrais sur la scène politique. On a vu plein de situations semblables au Québec. Ce ne sont pas les individus qui ont été rejetés, mais un projet. Ce n’est pas la majorité qui a voté contre Bruno Vachon l’individu. C’est un concours de circonstances. Je me présente dans la circonscription où j’ai grandi, où j’ai mon commerce. Ce ne sont pas les mêmes électeurs qu’à l’élection municipale. J’ai encore le goût de servir la population. »

Plutôt absent de la scène médiatique depuis l’annonce de sa candidature, Bruno Vachon rapporte qu’il voulait laisser la population profiter de ses vacances. « J’ai été présent dans plusieurs événements, mais peut-être pas dans les médias. Je voulais laisser leurs vacances aux gens. J’aurai en masse l’occasion de proposer des choses. La campagne commence aujourd’hui. Faire des spectacles, je vais laisser ça à d’autres. »

Bruno Vachon rappelle que Sherbrooke est considérée comme une circonscription baromètre. « Depuis 1960, sauf une fois, on a toujours élu un député du parti au pouvoir. Nous sommes capables, en 2018, d’arriver avec un gouvernement de la CAQ solide et fort et de redonner au Québec le goût de se développer. »