Bruno Vachon, candidat de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans Sherbrooke, Véronique Vigneault, candidate du Parti québécois (PQ) dans Sherbrooke (une ancienne du Salésien) et Christine Labrie, candidate de Québec solidaire (QS) dans Sherbrooke, ont pris part à une activité électorale au Salésien.

Électeurs en formation au Salésien

Des candidats du PQ, de la CAQ et de QS sont allés à la rencontre de leurs futurs électeurs, jeudi au Salésien. C’est en voie de devenir une tradition dans cet établissement : en prévision des élections, les élèves sont invités à participer à une simulation électorale.

Mais d’abord, des élèves de 4e et 5e secondaire ont pu questionner les candidats dans Sherbrooke Bruno Vachon, de la Coalition avenir Québec, Véronique Vigneault, du Parti québécois (et une ancienne du Salésien) ainsi que Christine Labrie, de Québec solidaire, sur des thèmes qui les préoccupaient et identifiés à partir de l’actualité.

Isaac Raymond, un élève de quatrième secondaire, suit peu la politique, de son propre aveu. Quand il le fait, souligne-t-il, c’est principalement par l’intermédiaire de ses parents. Qu’est-ce qui l’incitera à voter pour un candidat quand il aura 18 ans? « Il faudra qu’il réponde à ce que je pense... Il faut que ses promesses soient bonnes », résume l’élève, en ajoutant que le candidat ne devra pas avoir de tache à son dossier.  

Quels changements les candidats comptent apporter aux écoles pour diminuer le taux de décrochage? Quelle est leur position sur le financement des écoles privées? Que comptent-ils faire pour réduire les gaz à effet de serre? Ce sont des questions comme celles-ci, posées par l’intermédiaire de capsules vidéo, que les adolescents avaient pour les trois candidats.  

À la suite de la simulation électorale qui se tiendra les 28 et 29 septembre, les résultats obtenus au scrutin du Salésien seront comparés à ceux obtenus à l’échelle provinciale. 

« Ce qui est un peu particulier, dans les éditions passées, à quelques reprises, le Salésien avait prédit (le résultat). La vague orange (aux élections fédérales), nos élèves l’avaient prévue. Au provincial aussi, c’était arrivé. Les élèves avaient fait l’analyse des programmes et ils étaient arrivés à peu près au même constat que la population en général. Ça nous avait fait sourire », raconte l’enseignante de français Isabelle Larivière.

Collé à la réalité

Le scrutin prévu pour les adolescents se collera le plus possible à la réalité. 

« On a les isoloirs, les boîtes de scrutin. On fait participer le conseil des élèves pour la promotion. Les élèves doivent se présenter avec la carte étudiante pour s’assurer qu’ils ne votent qu’une seule fois », illustre Alexandre Ouellet, enseignant en histoire en troisième et quatrième secondaire. « Ça leur permet de voir ce sera quoi de voter, dans deux, trois ans... » note l’enseignant.

Les classes d’histoire et de français ont été mises à profit pour réfléchir à différentes dimensions des élections, comme le vote stratégique. 

« En français, on a parlé de persuasion, d’éloquence, à quel point la communication, ce n’est pas juste de bien maîtriser le contenu; ça passe par beaucoup d’autres enjeux. Dans les capsules que les élèves ont préparées, ils devaient aussi prêter attention à ça. On s’en sert pour analyser les autres, s’améliorer aussi », énumère Mme Larivière. 

L’activité permet aux jeunes de réfléchir sur des enjeux qui les suivront au cours des prochaines années, soulignent les enseignants. Isabelle Larivière le répète à ses élèves : ils peuvent faire la différence dans leur milieu. « Vous avez deux choix : soit de demeurer passifs et de chialer ou d’agir, de prendre position et de poser des actions pour que ça change. » Pourquoi refaire cette activité au fil des élections? « C’est dans une vision de faire du sens entre l’école et l’actualité et que les élèves se développent comme citoyens », répond-elle.

Le Parti libéral du Québec (PLQ) était absent de l’activité. Isabelle Larivière salue la présence des trois candidats alors que leur jeune auditoire n’a pas encore l’âge de voter.