La ministre Marie-Claude Bibeau a rencontré la presse après la rencontre tenue vendredi avec des proches d’Édith Blais, cette Sherbrookoise disparue depuis un mois en Afrique.

Édith Blais : « On croit qu'elle est vivante »

« Avec tout ce que je sais jusqu’à présent, on ne m’a pas dit autre chose qu’on croit qu’elle est vivante. »

Le premier ministre Justin Trudeau a abordé le dossier de la disparition de la Sherbrookoise Édith Blais en clôture de la retraite de son cabinet qui se déroulait jusqu’à vendredi à Sherbrooke. Il a tenu à rassurer que tous les efforts étaient déployés pour ramener la femme de 34 ans à la maison.

« Nous comprenons à quel point c’est une situation épouvantable pour la famille Blais et les Canadiens à travers le pays qui sont préoccupés par cette situation terrible, a soutenu Justin Trudeau tout en restant vague sur la stratégie privilégiée par le Canada. Une des responsabilités fondamentales de tout gouvernement est d’assurer la sécurité des Canadiens où qu’ils soient dans le monde et nous allons continuer de travailler dans la région et à travers le monde pour assurer la sécurité que ce soit du travail diplomatique avec nos alliés ou autre. Nous allons tout faire pour garder les Canadiens en sécurité. »

« Entre mamans »

Plus tôt vendredi, les ministres Marie-Claude Bibeau et Chrystia Freeland ont eu une conversation « entre mamans » avec les proches d’Édith Blais.

C’est ainsi que Mme Bibeau, ministre du Développement international et députée de Compton-Stanstead, a résumé la rencontre qui a eu lieu vendredi avant-midi avec la mère et la sœur de Mme Blais.

« Nous avons beaucoup parlé d’Édith », a ajouté la ministre, tout en demeurant avare de détails. « Nous les avons rassurées. Ce sont deux femmes très fortes. »

« Elles savent que notre gouvernement fait tout ce qu’il faut dans les circonstances. »

Rappelons que la Sherbrookoise de 34 ans, en voyage au Burkina Faso avec son copain italien Luca Tacchetto, n’a pas donné de nouvelles depuis le 15 décembre.

La rencontre avec la mère et la sœur de la Sherbrookoise, Jocelyne Bergeron et Mélanie Bergeron-Blais, avait pour but de les rassurer sur le travail fait pas le gouvernement du Canada pour la retrouver. Elle se tenait en marge de la retraite du cabinet des ministres du gouvernement de Justin Trudeau qui s’est tenue à Sherbrooke cette semaine.

Mercredi, le gouvernement du Burkina Faso disait considérer que Mme Blais et son compagnon de voyage avaient été enlevés, mais le gouvernement canadien refuse de révéler quelque détail que ce soit.

Aucune option écartée

À ce sujet Marie-Claude Bibeau, visiblement ébranlée, a mentionné vendredi que la famille de la disparue était en constante communication avec les gens d’Affaires mondiales Canada et qu’aucune option n’était écartée pour le moment dans ce dossier.

Chrystia Freeland, ministre des Affaires étrangères, avait dit jeudi vouloir tenir cette rencontre en personne avec des membres de la famille de la disparue pour leur parler directement.

Cette rencontre survient aussi peu après de la découverte du corps du Canadien Kirk Woodman retrouvé criblé de balles au Burkina Faso tard mercredi. Il travaillait pour la société minière vancouvéroise Progress Mineral et se trouvait sur un site minier de Tiabongou, à environ 20 kilomètres de Mansila, dans la province du Yagha, lorsqu’il a été enlevé par des extrémistes.

Édith Blais et son ami ont été vus pour la dernière fois à Bobo-Dioulasso, la deuxième ville en importance du Burkina Faso, et avaient prévu de se rendre dans la capitale, Ouagadougou, avant de traverser la frontière avec le Togo. Mme Blais avait prévu de travailler avec une organisation qui tentait de reboiser des régions du Togo. Avec La Presse canadienne et Claude Plante