Vendredi, 86 % des élèves étaient présents dans l’ensemble des écoles primaires et secondaires (de Sherbrooke. Les autobus ont eu un retard moyen de 20 à 30 minutes pour près de 200 véhicules et 800 circuits pour les trajets vers l'école.
Vendredi, 86 % des élèves étaient présents dans l’ensemble des écoles primaires et secondaires (de Sherbrooke. Les autobus ont eu un retard moyen de 20 à 30 minutes pour près de 200 véhicules et 800 circuits pour les trajets vers l'école.

Écoles ouvertes : bonne ou mauvaise décision?

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
SHERBROOKE — Les écoles de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) sont demeurées ouvertes, vendredi matin, ce qui a soulevé le mécontentement de nombreux parents étant donné que les conditions routières étaient très difficiles le matin.

SHERBROOKE — Les écoles de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) sont demeurées ouvertes, vendredi matin, ce qui a soulevé le mécontentement de nombreux parents étant donné que les conditions routières étaient très difficiles le matin.
La CSRS était vendredi en mode « documentation de la situation » et tracera un bilan complet lundi. Peu avant le retour à la maison, elle était toutefois en mesure de faire un bilan provisoire qui signifiait que 86 % des élèves présents dans l’ensemble des écoles primaires et secondaires (moyenne habituelle de 92 % à 97 %).

« Une quinzaine de parcours sur 800 n’ont pas pu être effectués au complet le matin alors que 95 % des employés étaient présents au travail », soutient Mélanie Breton du service des communications de la CSRS.

Les autobus ont eu un retard moyen de 20 à 30 minutes pour près de 200 véhicules et 800 circuits pour les trajets du matin. Un seul autobus, en direction de l’école du Touret, a connu un retard d’une heure dix minutes.

Le retour à la maison semble s’être bien passé pour la majorité des enfants de la zone urbaine de Sherbrooke. Des autobus enlisés ont toutefois été rapportés dans les zones plus rurales et dans les quartiers qui n’avaient pas été déneigés, notamment dans les secteurs de Saint-Élie et de Deauville. C’était notamment le cas au coin du chemin Laliberté et de la rue du Pimbina, où une remorqueuse a dû tirer un autobus et ses petits occupants de leur fâcheuse position.

Sur les réseaux sociaux tout au long de la journée, plusieurs parents ont relaté des situations où les autobus scolaires ont eu de la difficulté à gravir des côtes. Aucun incident impliquant un autobus n’a toutefois été déploré sur le territoire sherbrookois.

Les demandes d’entrevues ont été déclinées de la part de la commission scolaire, qui a toutefois réagi sur sa page Facebook aux nombreux commentaires émis par les parents.

« Nous comprenons votre mécontentement. Sachez que, comme à l’habitude, la décision a été prise à 5 h 45 afin que les 180 chauffeurs soient avisés à temps pour effectuer les 800 circuits et le transport de près de 14 000 élèves.

« La décision est prise à partir de ces données : les prévisions météo de plusieurs sites spécialisés pour Sherbrooke, dont Enviromet; la concertation avec les autres commissions scolaires; la concertation avec les transporteurs scolaires; la concertation avec la Ville de Sherbrooke pour le déneigement; le bilan transmis par le personnel qui se déplace sur les routes », a indiqué la commission scolaire.

« Au moment où la décision a été prise vendredi à 5 h 45, cinq centimètres de neige étaient prévus jusqu’à 17 h. En réalité, il est tombé 20 cm de neige dans la région de Sherbrooke. Même si nous avions voulu revenir sur notre décision à 7 h 30, il aurait fallu avoir la certitude que tous les parents étaient encore à la maison à ce moment-là pour accueillir leur enfant. Pour les mêmes raisons, il est impossible de retourner les enfants à la maison avant la fin de la journée », a-t-on ajouté.

La commission scolaire a aussi précisé que « bien que plusieurs personnes participent à l’analyse et à la prise de décision, considérant notre vaste territoire et ses particularités urbaines et rurales, il est possible que la décision ne reflète pas votre réalité. Malgré la décision de la CSRS de maintenir ses services, il est toujours du devoir et de la responsabilité du parent de juger de la sécurité de son enfant ».