Au total, cinq joueurs de la même équipe ont été atteints de la COVID-19 ainsi que le propriétaire du Complexe ProGym dek hockey.
Au total, cinq joueurs de la même équipe ont été atteints de la COVID-19 ainsi que le propriétaire du Complexe ProGym dek hockey.

Éclosion au ProGym dek hockey: «J’avais la COVID-19 sans le savoir»

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
SHERBROOKE — Grâce à la vigilance du premier joueur de hockey balle du Complexe ProGym dek hockey atteint de la COVID-19, une plus grande éclosion a été évitée, estime l’une de ses coéquipières, maintenant en quarantaine après avoir effectué un test positif quelques jours après un match disputé avec son équipe.

Cette jeune Sherbrookoise, qui souhaite conserver l’anonymat, lance un avertissement à la population générale.

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« J’allais super bien, mais j’avais la COVID-19 sans le savoir. Mon coéquipier aussi. Il ressentait une légère fatigue, c’est tout. Son employeur lui a tout de même recommandé d’aller passer un test de détection de la COVID-19 par précaution. Le résultat était positif. Dès qu’il l’a su, il a informé tout le monde ayant été autour de lui lors des derniers jours, dont ses coéquipiers de dek hockey. Je n’avais joué que la partie du 19 juillet et cinq jours plus tard, je suis allée passer le test dès que j’ai été mise au courant. Ne prenez pas de chance! Faites-vous tester pour prévenir le pire! »

C’est à ce moment que la joueuse de hockey balle, également animatrice au camp de jour de l’école Plein Soleil, s’est empressée de passer le test de dépistage. 

« Avec le travail, le hockey et mes journées bien remplies, je ressentais aussi une légère fatigue, mais je me disais que c’était normal. Je n’avais pas d’autres symptômes. Je n’étais pas malade. C’est à ce moment que j’ai su que deux autres de mes coéquipiers étaient atteints de la COVID-19. Il faut vraiment être attentif aux signaux même s’ils sont très faibles et ne pas prendre de chance. C’est ce que j’ai fait. »

Une attente de 5 minutes

Cinq minutes. Voilà le temps attendu par la jeune fille pour passer le test à Sherbrooke.

« Quand je suis arrivée au centre, il n’y avait qu’une seule personne qui attendait. Le personnel de la santé a été très rapide. J’ai répondu à certaines questions et j’ai subi le test du coton-tige dans le nez et dans la gorge. Quelques minutes plus tard, c’était déjà fini. Tout le contraire des urgences. »

Au total, cinq joueurs de la même équipe ont été atteints de la COVID-19 selon elle et le propriétaire du Complexe ProGym dek hockey. Une cinquantaine d’autres joueurs ou membres du personnel ont effectué un test de dépistage, qui s’est avéré négatif contrairement à celui de la jeune joueuse de l’équipe mixte. Les mesures de prévention ont été encore plus resserrées par la suite. 

« Environ 24 heures après avoir passé le test, j’ai reçu mes résultats. J’étais un peu stressée et triste d’avoir peut-être contaminé des gens autour de moi, comme ma famille, mes coéquipiers de mes deux équipes de dek hockey, mes amis ou le personnel et les enfants du camp de jour. Heureusement, au camp de jour, on prend toutes les précautions nécessaires, ce qui a permis de ne pas transmettre le virus », indique-t-elle. 

C’est par la suite que sa situation a dégradé.

« Un peu plus tard, j’ai ressenti plus de symptômes. J’avais mal à la tête et j’étais encore plus fatiguée. Mais au moins, je me suis isolée. Être encore en quarantaine après le long confinement de cet hiver, alors que je sais que tout est ouvert maintenant, ce n’est pas agréable. Mais je n’ai pas le choix. Je pense finalement que toute cette histoire a incité les jeunes de mon âge à se faire tester davantage. Il y a eu un déclic. Ils ont compris que malgré notre jeune âge, on peut aussi être atteints et que la COVID-19 est bien réelle », résume la jeune femme.