Depuis jeudi, il est interdit de boire de l’eau directement du robinet à l’Hôpital Fleurimont. Un avis d’ébullition a été lancé.

E. Coli à l’Hôpital Fleurimont : pas plus de cas de gastro, assure le CIUSSS

Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS ne peut faire le lien entre l’apparition de la bactérie E. coli dans l’eau de l’Hôpital Fleurimont et les quelques cas de gastroentérite qui ont affecté certains employés de l’établissement, vendredi.

« On a discuté avec le microbiologiste-infectiologue et c’est impossible de faire le lien entre les symptômes de gastroentérite et la contamination qu’on a actuellement dans l’eau potable, explique Dr Éric Lampron-Goulet, médecin spécialiste en santé publique et en médecine préventive. On n’a pas le nombre d’employés, mais il y a quotidiennement des employés qui déclarent des gastroentérites. Essentiellement, on n’a pas de hausse déclarée par le Bureau de santé, ça reste stable. [Chez les patients] on n’a pas d’éclosion au moment où on se parle. »

« On reconnait que c’est une situation désagréable pour tout le monde, autant les employés que les patients, poursuit-il. On se veut rassurants, étant donné que les risques sont relativement faibles. Le niveau de bactérie retrouvé dans l’eau était au niveau minimum. C’est la première fois qu’on a un avis d’ébullition à l’Hôpital Fleurimont, donc ce sont tous des éléments rassurants. » 

Les gens qui ont développé des symptômes de gastroentérite sont invités à se reposer, à bien s’hydrater et à se laver les mains. Les personnes très vulnérables peuvent aller consulter leur médecin.

Surchloration

Pour tuer la bactérie E. coli présente dans l’eau, une surchloration a été mise en place à l’Hôpital Fleurimont. « On va s’assurer que cette surchloration soit terminée avant de faire des tests supplémentaires, comme le chlore va essentiellement détruire toute présence de bactérie. On va attendre entre 24 et 48 heures avant de refaire des tests et il va falloir un autre 24 à 48 heures pour avoir les résultats des tests », indique Dr Lampron-Goulet. L’eau a été drainée pour s’assurer que le chlore se déplace partout. 

« Si tout est normal, autour de mercredi, on devrait recommencer à consommer de l’eau. Pour réduire notre empreinte écologique, nos services alimentaires utilisent de l’eau bouillie », décrit quant à lui le directeur adjoint à la Direction des services techniques, Sylvain Gautreau.

100 000 litres d’eau

Si 20 000 litres d’eau sont habituellement stockés au centre des mesures d’urgence, l’organisation a ajouté 80 000 litres pour être certaine de ne pas en manquer. 

« Des palettes d’eau ont été livrées à plusieurs endroits dans l’hôpital, résume le service des communications du CIUSSS de l’Estrie-CHUS. De ces palettes, les gens des services techniques vont les mettre sur des chariots et en faire la distribution. On a des formats de 18 litres qui sont installés à l’urgence, dans les cuisines et dans les unités de soin. »