Dur coup pour la campagne annuelle de la Rose des Vents

Dur coup pour la campagne annuelle de la Rose des Vents

Les craintes de propagation rapide de la COVID-19 dans la province ne sont pas sans effets sur les organismes et fondations, qui ont vu en grand nombre leurs activités et leur situation financière bousculées. La Rose des Vents, l’organisme sherbrookois qui intervient auprès de gens atteints de cancer et de leurs proches, s’est notamment retrouvée aux prises avec une commande de 3000 roses vertes.

Comme l’explique Caroline Guillette, directrice générale de l’organisme, la campagne populaire de la Rose verte amasse annuellement 20 000 $, et ce, depuis 11 ans. Pendant un week-end entier, plus de 130 bénévoles vendent habituellement les fleurs au public à partir de différents kiosques placés dans des commerces, comme les épiceries. « La tranche d’âge de nos bénévoles est celle qui est le plus à risque d’avoir des complications. On ne pouvait pas se permettre de les mettre à nu avec tout ce qui se passe présentement et avec la cohue dans les épiceries », note Mme Guillette. 

Résultat : les bureaux de la Rose des Vents débordent de fleurs, et les attentes financières sont maintenant beaucoup plus basses. 

« Des collectes de fonds comme celle-là, ça nous permet de maintenir une accessibilité à nos services de transport pour les rendez-vous médicaux, d’auxiliaires à domicile et de soutien psychologique, fait valoir Mme Guillette. On ne sait pas encore ce que ça va impacter, mais on va devoir se questionner. Quand on pense à toute la mécanique derrière, ne serait-ce que nos publicités radio, ce sont des frais qui finalement ne nous rapporteront pas un rond. »  

Pour tenter de limiter les pertes financières, l’organisme lance un appel aux citoyens : les intéressés peuvent exceptionnellement acheter des roses à partir de ses bureaux, situés au 2, rue Bowen, ces samedi et dimanche. 

« On tente vraiment d’en perdre le moins possible, précise Mme Guilette. Un bouquet qui se vendait à la base 75 $ est maintenant vendu à 40 $. Pour les roses, qui se vendaient 4 $ à l’unité, on en offre maintenant 2 pour 5 $. On a des gens qui sont venus aider, on se met sur les téléphones et on fait tout ce qu’on peut. »

L’organisme emploie un total de 14 personnes. La campagne de la Rose verte est l’une de ses principales activités de financement, avec son traditionnel souper-bénéfice.