Du vélo de montagne à la station Mont Orford et dans le parc national du même nom, Gustave Bouchard en rêve. Il a lancé une pétition pour demander que ce type d’activité soit permis sur place et a reçu un accueil fort encourageant.

Du vélo de montagne au mont Orford ?

Du vélo de montagne à la station Mont Orford et dans le parc national du même nom, Gustave Bouchard en rêve. Il a lancé une pétition pour demander que ce type d’activité soit permis sur place et a reçu un accueil fort encourageant.

Âgé de seulement 15 ans, Gustave Bouchard croit que le mont Orford et son parc offrent un terrain parfait pour le vélo de montagne, que ce soit pour la promenade en sentier ou la descente. De nombreuses personnes paraissent d’accord avec lui puisque près de 5000 personnes ont signé sa pétition en ligne.

« Mon but numéro un, ce serait qu’on puisse faire du vélo de montagne, de cross-country ou de descente, au mont Orford, lance l’adolescent. Cette montagne serait vraiment un bel endroit pour ça. »

Gustave Bouchard est forcé de l’admettre, il ne s’attendait pas à ce que sa pétition suscite un si grand intérêt. Il ne se plaint évidemment pas de la situation et entend continuer ses démarches afin que son souhait se réalise.

Ainsi, il aimerait maintenant rencontrer des représentants de la station Mont Orford et du parc national afin de discuter des possibilités qui existent. Il pourrait être épaulé dans ses démarches par certains mordus du vélo qui ont applaudi sa proposition.

Directrice du parc du Mont-Orford, Brigitte Marchand demeure prudente en parlant du projet proposé par l’adolescent, lequel habite à proximité de la montagne. Elle rappelle que le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec chapeaute l’ensemble parcs nationaux de la province, ce qui limite le pouvoir des gestionnaires présents sur le terrain.

« Ce qui est certain, c’est qu’on ne donnera pas accès à nos sentiers de randonnée pédestre. Les vélos risqueraient de creuser nos sentiers, qui seraient ensuite transformés en ruisseaux », note-t-elle d’emblée.

Mme Marchand indique néanmoins qu’il serait potentiellement envisageable de laisser les vélos rouler sur une partie des pistes de ski de fond du parc du Mont-Orford en saison estivale. « En été, c’est un réseau qui n’est pas utilisé. Il faudrait que j’en discute avec mon équipe », mentionne-t-elle.

Président de la Corporation ski et golf Mont-Orford, Jacques Demers démontre lui aussi de l’ouverture. « On veut plus d’activités pour la saison estivale au mont Orford. Il faut trouver des choses intéressantes à proposer à notre clientèle », affirme-t-il.

À ses yeux, la proposition arrive à un bon moment, car la fonction touristique des parcs nationaux n’a probablement jamais été autant mise de l’avant. « Je sens que le timing est bon, lance-t-il. On sait que l’érosion est un problème quand on parle de vélo dans une aire protégée. Alors ce serait peut-être intéressant de se pencher sur les technologies ou les méthodes qui pourraient nous permettre de la limiter. »