Les Françaises Annouck Curzillat et Julie Marano (guide), ont fait partie des paratriathlètes qui ont volé le spectacle lors de la première journée du Trimemphré Polar de Magog.

Du triathlon mur à mur!

Pas moins des 1 300 des 2 500 triathlètes inscrits au Trimemphré Polar de Magog étaient en action samedi, première des deux journées de l’événement organisé par le Club de triathlon Memphrémagog.

La Coupe du monde de paratriathlon a attiré de nombreux curieux sur le parcours. Les 71 paratriathlètes ont donné toute une exhibition de leur savoir-faire et de leur résilience sur le parcours de 750 mètres à la nage, 20 kilomètres à la nage et cinq kilomètres à la course à pied.

L’Américain Chris Hammer, vainqueur de la catégorie PTS 5 avec un temps de 59 min 8 s, avoue être passé par toute la gamme des émotions. « J’étais nerveux pour la nage, car c’est la première fois que je nageais sans ma combinaison. Cela ne m’a pas dérangé. Quand est arrivée la portion vélo et que j’ai aperçu les côtes, je savais que j’étais dans mon élément. J’ai vraiment bien géré ma course. Je n’avais pas le choix, car il y avait d’excellents athlètes à cette Coupe du monde », a souligné Hammer.

Celui-ci en était à sa deuxième participation au Trimemphré. « La première fois, c’était en 2013 ou 2014. J’avais déjà été impressionné à ce moment-là et je dois avouer que ce triathlon est vraiment super. C’est devenu très gros dans notre catégorie. Je me plais vraiment ici », a-t-il fait valoir.

Trois minutes de moins pour Bilodeau

La jeune Sherbrookoise Lyne-Marie Bilodeau, 18 ans, était du nombre des participantes en paratriathlon. Elle a eu besoin de trois minutes de moins que l’an dernier pour négocier le parcours. « J’en ai arraché à la nage. J’ai réussi à remonter de quelques positions en vélo, mais ça s’est gâté à la course à pied. Mes jambes étaient devenues lourdes. Je ressentais la fatigue des deux premières épreuves. En plus, c’était chaud, humide. J’ai quand même refusé d’abandonner et ce fut une bonne décision compte tenu que j’ai amélioré mon temps de l’an dernier. Le calibre était très relevé. C’est une belle victoire personnelle pour moi en bout de ligne. »

La poutine pour les Françaises

Journée ardue aussi pour la Française Annouck Curzillat et sa guide Julie Marano. Annouck Curzillat, qui souffre d’un handicap, avait l’impression de ne pas avoir été en mesure de donner sa pleine mesure. « J’arrivais mal à gérer ma position dans l’eau. En vélo, je n’ai vraiment pas aimé traverser la voie ferrée. C’était un cauchemar chaque fois. Finalement, à la course à pied, comme je dois évidemment avoir ma guide à mes côtés,  c’était un peu étroit pour dépasser et les petits trous nous ralentissaient aussi. Ce fut quand même un bon test. Il n’y a jamais rien de parfait dans un triathlon. Je pourrais ajouter que le décalage horaire m’a également affecté », a-t-elle déclaré.

Le tandem Curzillat-Marano travaillait ensemble seulement pour la deuxième fois. Les séances d’entraînement ensemble n’ont pas été aussi nombreuses qu’elles l’auraient souhaité. « Nous sommes encore à l’école de l’apprentissage, à mieux se connaître. Je suis à mon mieux à la nage, mais c’était difficile de se comprendre dans l’eau. Cela n’a pas aidé. Pour le vélo et à la course à pied, j’ai bien essayé de transmettre les bonnes informations à Annouck, mais encore fallait-il que je les capte à l’avance. On a quand même eu du plaisir à travers tous ces petits obstacles. Cela ne nous empêchera pas d’aller dévorer une poutine dès maintenant», a commenté Julie Marano tout en étant appuyée par sa coéquipière.

Dimanche, les épreuves reprendront tôt en matinée à Magog.