Les clowns Alexo et Bisha ont charmé les enfants vendredi. Les deux colorés personnages ont transporté les familles dans l'univers du cirque.

Du plaisir malgré tout

De la pluie? Et alors? Malgré les orages et la pluie abondante qui ont persisté plusieurs heures, les festivaliers n’étaient pas prêts de quitter le Festival des traditions du monde de Sherbrooke (FTMS) vendredi après-midi.

« Bien que les musiciens soient talentueux, ce sont les gens qui font l’ambiance », lance Jacqueline Simard, une festivalière qui en était à sa première expérience au FTMS.  

En effet, une certaine frénésie dans l’air, dû à l’entrain des participants, était palpable. 

Devant la scène Bistro, alors que le groupe El Son Sonò fait bouger une dizaine de Sherbrookois aux sons de musique latine, péruvienne et jazz, certains ouvrent même leur parapluie afin de continuer à danser. 

Malika Bajjaje, directrice générale du FTMS, sourire aux lèvres même devant la pluie battante, se dit très fière du résultat de cette 22e édition. Elle souligne toutefois les difficultés qu’occasionne ce genre d’événement. 

« Il y a eu plusieurs moments forts jusqu’à présent. C’est un gros défi d’innover chaque année. Au mois de janvier, nous avons le défi des ressources financières et ensuite vient le défi de l’innovation. Livrer un festival, c’est de ne jamais savoir comment les gens vont le recevoir. Faire un festival au travers de l’incertitude de la météo est aussi un défi. Pourtant, les gens restent et ils continuent de profiter », affirme Mme Bajjaje. 

Au même moment, les pavillons du shack de l’Amérique et le pub irlandais débordent de festivaliers qui acclament les différents artistes. 

Festivaliers heureux

La participante Jacqueline Simard a par ailleurs beaucoup apprécié la prestation des Jeunes musiciens du monde de Sherbrooke. 

« C’est une très belle initiative de la part des jeunes de vouloir inciter les gens à aimer la musique. Ils font de la musique et il nous la partage. C’est une passion qu’ils partagent », affirme-t-elle. 

Lorsqu’on lui demande si elle compte revenir dans les années à venir, elle répond sans hésitation. « Si c’est possible, absolument! »

D’autres sont impressionnés de l’envergure du festival. 

« C’est ma première fois au FTMS et j’ai beaucoup de plaisir. Je ne croyais pas qu’il y avait autant de choix de musique et de nourriture », avoue Sylvie René, visiblement étonnée de l’ampleur du FTMS. 

Son accompagnatrice est pour sa part une habituée de l’événement et revient tous les ans pour essayer divers mets traditionnels et pour assister aux prestations du Pub irlandais. 

« Les joueurs de cornemuse, je les adore! » souligne Ginette René. 

Moments forts

« Dès les premières soirées, les neuf scènes étaient complètes. Je ne peux pas dire que l’on s’est trompé, mon équipe et moi, dans ce que nous avons proposé comme programmation. Pour une 22e édition, l’équipe est satisfaite », affirme Mme Bajjaje.

Plat et danse du Vénézuéla

Fernando Castro, derrière son kiosque, présente l’Arepa, le plat typique du Vénézuéla. Il y a huit ans, l’homme s’est installé au Québec pour y faire connaître la culture et les traditions de son pays. 

L’arepa, un petit sandwich de galettes de maïs fait saliver plusieurs passants. 

« Pour nous, ce plat est très important. On fait les galettes de maïs pour ensuite les faire cuire au four. Entre les deux galettes, on peut y mettre de la viande de notre choix et plusieurs condiments. Au Vénézuéla, nous en mangeons matin, midi et soir. C’est notre plat typique », informe M. Castro. 

L’homme fait également mention de la danse traditionnelle de son pays : la danse joropo. 

« C’est une danse traditionnelle. Elle peut se faire en couple et même en groupe. Dans toutes les fêtes, nous dansons la Joropo. C’est aussi une danse traditionnelle de la Colombie. Nous avons des cultures similaires, mais il y a quelques différences. »