Pour la quatrième fois cette année, la Ville de Sherbrooke a utilisé du jus de betterave comme nouvel outil pour lutter contre le verglas sur la chaussée.

Du jus de betterave pour lutter contre le verglas

En prévention des précipitations de verglas et de neige qui devaient tomber dans la nuit de mardi, la Ville de Sherbrooke a déployé le jus de betteraves comme nouvel outil dans son arsenal sur les routes.
Sur la rue King Ouest, de la rue Belvédère au centre-ville jusqu'au chemin Saint-Roch Nord dans le secteur Deauville, en direction ouest, un procédé à base de jus de betteraves a été épandu sur la chaussée en prévision des précipitations.
« Nous sommes en essai de ce procédé pour une deuxième année en projet-pilote. Ça fonctionne bien », confirme la directrice de l'entretien et de la voirie à la Ville de Sherbrooke, Guylaine Boutin.
Ce procédé utilisé par la Ville de Sherbrooke, à l'instar de la municipalité de Cowansville ou la Ville de Toronto, comporte plusieurs avantages.
« Le procédé agit comme un teflon sur la chaussée. Les précipitations qui tombent n'adhèrent pas à la chaussée. Lorsqu'il fait très froid, il permet d'étirer l'efficacité du sel. Ça permet d'être plus efficace sur le réseau routier », soutient Mme Boutin.
Certaines économies sont associées à l'utilisation de ce procédé au jus de betteraves parce que moins de sel est épandu pour la même efficacité.
« L'objectif serait d'étendre le procédé à la grandeur du réseau si les conclusions sont positives. Ce n'est pas du jus de betteraves pur. Du sel est ajouté dans le mélange. L'une des contraintes demeure que la chaussée doit être sèche pour pouvoir l'utiliser. Avant l'épisode de verglas de mardi, la chaussée était sèche. Les conditions étaient réunies pour l'utilisation. Le procédé ne peut être utilisé à tout moment, mais il a l'avantage d'être moins agressif pour l'environnement », soutient Guylaine Boutin.
C'est la quatrième fois que la Ville de Sherbrooke utilisait le procédé au jus de betteraves cette année, mais la première fois sur une si grande distance.
Pas de fermeture au Cégep et à l'UdeS
Alors que les écoles de la région estrienne étaient fermées mardi, la décision de l'Université de Sherbrooke et du Cégep de Sherbrooke de maintenir les activités pédagogiques a suscité plusieurs commentaires sur les médias sociaux.
Plusieurs se sont interrogés sur cette « logique ». Certains se demandaient pourquoi, s'il ne faisait pas suffisamment beau pour que les élèves du primaire et secondaire aillent à l'école, les étudiants et les membres du personnel, eux, devaient se déplacer.
« La question revient chaque fois que nous nous retrouvons dans une situation comme aujourd'hui (mardi). Le SPECS-CSN invite les enseignantes et les enseignants à ne pas prendre des risques inutiles et à être compréhensifs envers les étudiantes et les étudiants qui ne peuvent pas se présenter », a indiqué le président du Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke (SPECS), Steve McKay, qui n'avait toutefois pas reçu de plainte.
Du côté du Cégep de Sherbrooke, la directrice du service des communications et des affaires corporatives, Marie-Claude Dupoy, a fait valoir que la situation a été étudiée tôt en matinée mardi matin, notamment avec la Ville de Sherbrooke. Il a été convenu que les conditions permettaient que les gens se rendent au Cégep. « Le Cégep ne ferme que très rarement, que dans des conditions exceptionnelles. » Elle ajoute que l'établissement fait confiance au jugement des gens et se montre ouvert envers les personnes qui ont décidé de ne pas se déplacer.
Des milliers d'élèves de la région se sont retrouvés en congé forcé alors que l'ensemble des commissions scolaires de la région ont décidé de suspendre les classes et le transport scolaire en raison « des conditions climatiques annoncées ». C'était notamment le cas du côté des commissions scolaires de la Région-de-Sherbrooke, des Sommets, des Hauts-Cantons et Eastern Townships.
À l'UdeS, on explique que la décision repose sur un ensemble de critères, dont les conditions météorologiques et la difficulté pour les autobus de circuler. On souligne que le contexte particulier a pu nécessiter des accommodements.