L’aérogare Gilbert-Boulanger a été choisi comme lieu de tournage de certaines séquences du nouveau film du réalisateur Jimmy Larouche.

Du cinéma à l’aéroport

Le producteur, réalisateur et coscénariste Jimmy Larouche a eu droit à un beau problème. Tellement de Sherbrookois ont voulu devenir figurants pour son court-métrage que le grand manitou a dû demander aux médias d’arrêter de diffuser son avis de recherche.

« Je n’en reviens juste pas, a-t-il indiqué lors d’une entrevue entre deux scènes. On a eu plus de facilité à recruter ici qu’à Montréal. Avec 45 personnes, on aurait été capables de faire le travail. Après que les médias aient embarqué et aient relayé notre demande, la responsable de la figuration m’a demandé de dire aux médias d’arrêter d’en parler, car elle avait déjà 60 inscriptions et 60 autres courriels non lus. La réponse a été magnifique. »

De plus, M. Larouche a adoré l’accueil des gens de Sherbrooke. « Le directeur général de l’aéroport de Sherbrooke, Jean-François Ouellet, est tellement sympathique qu’il nous a permis de faire notre stationnement à un endroit généralement interdit. Pour nous, ça fonctionnait mieux avec le look », a-t-il commenté entre deux scènes.

Même si le lieu de tournage est en Estrie, l’histoire se passe à Montréal. « Tourner à l’aéroport Trudeau est vraiment complexe. J’ai rarement été accueilli aussi chaleureusement. On s’est dit OK! On s’en va à Sherbrooke! », a poursuivi M. Larouche.

« On tourne une comédie romantique, qui s’appelle provisoirement 24 heures, continue-t-il. C’est une histoire d’amour impossible entre une Française et un Québécois. Ils ont rendez-vous à Montréal pour passer une dernière journée ensemble », a-t-il expliqué.

Des figurants souriants

Si des figurants pensaient s’asseoir durant tout l’après-midi, ils avaient tort. Les bénévoles avaient un scénario à respecter. Pendant que l’une faisait semblant de parler au téléphone, d’autres se lançaient une tuque, à titre d’exemple.

Catherine Saint-Sauveur a agi comme figurante pour la première fois. Elle a pu personnifier une hôtesse de l’air. « C’est surprenant de voir combien de personnes travaillent derrière la caméra. À la télé, on voit tout ce qu’il se passe devant, mais derrière, il y a quasiment plus de monde. On est presque à l’étroit! », a-t-elle admis.

Jocelyne Laplante a aussi apprécié son expérience. « C’est agréable. Je ne fais pas grand-chose, mais j’ai une petite scène où je sors de l’aéroport. Je croyais qu’on allait juste rester assis, mais il s’avère que j’ai un petit rôle », se réjouit-elle.

Mme Laplante et son mari n’ont pas hésité à donner leur nom pour la figuration. « Quand on a appris qu’ils recherchaient des figurants, mon mari et moi on s’est dit qu’on allait essayer. Nous écoutons beaucoup de films et on sait que les figurants sont en demande », a-t-elle résumé.