Du bingo électronique pour attirer les jeunes

Le bingo électronique fera son arrivée au Québec, dans au moins cinq salles, dès octobre.
Le gouvernement Couillard, avec Loto-Québec, se prépare à lancer un projet-pilote qui a pour but de rajeunir la clientèle traditionnelle du bingo, dont l'âge moyen est d'environ 60 ans.
Il sera donc possible de jouer au bingo sur des tablettes électroniques dès la fin octobre, mais les salles continueront aussi d'offrir les cartes en papier, a indiqué le député libéral Raymond Bernier.
L'appareil électronique offrira plusieurs jeux, et pourra marquer les cases de bingo automatiquement, ce qui rendra l'expérience plus «attrayante et divertissante», a-t-il expliqué.
Selon le Secrétariat du bingo, l'industrie connaît une baisse massive de revenus depuis une dizaine d'années. Les revenus annuels générés par le bingo ont chuté de 100 millions $ entre 2009 et 2014, passant de 274 millions $ à 174 millions $ durant cette période.
Le nombre de salles de bingo est aussi en forte baisse au Québec. Il n'en reste plus que 46 en activité, alors que Loto-Québec en comptait 176 en 1997, a confirmé son porte-parole, Patrice Lavoie.
Les quelque 800 organismes sans but lucratif (OSBL) qui dépendent du bingo ont vu leurs profits annuels coupés de moitié depuis 2009, passant à 42 millions $ à moins de 23 millions $ pour 2013-2014.
Trente-sept pour cent des revenus totaux des OSBL proviennent du bingo, a indiqué M. Lavoie.