Certains étudiants déplorent la hausse de leur facture étudiante, attribuable à la hausse des droits de scolarité et des frais instutionnels obligatoires selon l’UdeS.
Certains étudiants déplorent la hausse de leur facture étudiante, attribuable à la hausse des droits de scolarité et des frais instutionnels obligatoires selon l’UdeS.

Droits de scolarité: une hausse de frais fait réagir

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
Plusieurs étudiants affirment avoir eu une mauvaise surprise en recevant leur facture de l’Université de Sherbrooke, ces jours-ci. Certains trouvent la note salée. L’UdeS précise que la majoration est liée à la hausse des droits de scolarité et des frais institutionnels obligatoires de 3,1 % dans les deux cas. Il s’agit d’une hausse déterminée par Québec, précise la vice-rectrice aux études de l’UdeS, Christine Hudon.

Ces deux types de frais sont indexés annuellement depuis 2013, précise-t-elle également, en rappelant que les coûts varient également en fonction du programme, des crédits et de la faculté.

« La facture étudiante, c’est un enjeu chaque année, commente le président de la Fédération étudiante de l’UdeS (FEUS), Alexandre Guimond. En temps de COVID, les étudiants analysent beaucoup plus. » 

L’UdeS a choisi d’opter pour une formule hybride avec un maximum de cours en présentiel, si bien que les frais ne sont pas moins élevés, indique Mme Hudon. 

Certains étudiants remettent aussi en question le fait qu’ils doivent payer pour le libre-accès au transport, ce qui permet d’avoir accès aux autobus de la Société de transport de Sherbrooke (STS). 

« Il faut se rappeler que c’est 33 $ par trimestre, note Mme Hudon. On l’a maintenu. Les étudiants ne l’utilisent pas juste pour venir à leurs cours, ils peuvent l’utiliser dans d’autres contextes. C’est le principe du tarif universel. 

Dans certaines universités du Québec et ailleurs au pays, des pétitions avaient été lancées pour demander aux directions des établissements de diminuer les montants qu’elles facturent en raison du contexte d’apprentissage qui n’est pas le même. Selon la FEUS, qui représente environ 14 000 étudiants, ce genre de pétition n’a pas circulé sur le campus.