Des gens de toutes les origines ont participé à la fête.

Double fête pour les Colombiens [PHOTOS]

SHERBROOKE — Il faisait chaud et le cœur était à la fête chez les Sherbrookois d’origine colombienne, samedi. En plus de souligner l’indépendance de leur terre natale, les Colombiens étaient nombreux à fêter le dénouement de l’histoire de la famille Cardona, qui ne sera finalement pas déportée dans son pays d’origine.

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Edwin Moreno, coordonnateur de projets à la Fédération des communautés culturelles de l’Estrie, se réjouit de la nouvelle qui est tombée vendredi. « J’ai eu l’opportunité d’accompagner les Cardona pour aller voir les agents frontaliers. J’étais présent lorsqu’on a eu la bonne nouvelle. Le processus a bien suivi son cours. Nous sommes très positifs », commente-t-il.

Le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, pense que plusieurs familles sont dans la même situation. « On veut éviter les déportations, car nous sommes conscients que la situation en Colombie est très difficile », exprime-t-il.

« C’est un dossier que je suis, poursuit le maire. Ce n’est pas normal ce que l’on vit. Après trois ans, ils sont intégrés ici. Est-ce que ces gens ont besoin de formation ? Ça se pourrait, mais qu’on les aide s’il vous plaît. Chaque année, on dépense beaucoup d’argent pour aller chercher des gens pour qu’ils viennent travailler ici. On les a déjà ici, donc pourquoi ne pas en prendre soin ? »

Jésus Mosquera, président de Colombiestrie, remercie tout le monde. « Nous sommes tellement contents, il faut remercier toute la communauté colombienne. Il y a encore du travail à faire qu’on va réussir. On va donner notre appui à la famille Cardona », affirme-t-il, souriant.

Javier Arce, qui est au Canada depuis huit ans, souhaite de tout cœur voir la famille Cardona rester ici pour de bon. « On veut aider. C’est difficile dans mon pays, on veut garder tout le monde ici. Je veux aider cette famille. Ils sont partis à cause du danger, comme moi. On espère qu’ils vont rester ici et que tout va bien se passer pour eux. Ils sont installés, alors pourquoi les faire bouger ? Ce n’est pas de mauvaises personnes. J’ai mon visa et ma citoyenneté. Mes parents ont dû travailler fort. J’espère qu’ils vont avoir la même chance que nous. Quelqu’un qui ne se sent pas chez soi, il va être stressé. Quand personne ne pourra les sortir de leur pays, ils vont se sentir chez eux », mentionne le papa d’un bambin, visiblement fier de son pays.