« L’industrie aérienne a subi des impacts tellement importants que j’ai bien peur que ça recule notre espoir d’avoir le service à Sherbrooke », a ajouté la députée et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire.
« L’industrie aérienne a subi des impacts tellement importants que j’ai bien peur que ça recule notre espoir d’avoir le service à Sherbrooke », a ajouté la députée et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire.

Discours du Trône: pas de mesures pour l’aéroport de Sherbrooke

Alain Goupil
Alain Goupil
La Tribune
Les mesures annoncées dans le discours du Trône afin d’aider le transport aérien régional ne s’appliqueront pas à l’aéroport de Sherbrooke, a reconnu la ministre et députée de Compton-Stanstead Marie-Claude Bibeau au terme du discours prononcé mercredi par la gouverneure générale Julie Payette.

Sherbrooke « ne sera pas nécessairement un aéroport priorisé », a indiqué Marie-Claude Bibeau au cours d’un entretien téléphonique avec La Tribune.

« L’industrie aérienne a subi des impacts tellement importants que j’ai bien peur que ça recule notre espoir d’avoir le service à Sherbrooke », a ajouté la députée et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire.

Selon elle, l’industrie aérienne devra se reconstruire au cours des prochains mois de façon à prioriser les régions les plus éloignées.

« On a quand même un accès facile à Montréal comparativement aux Îles-de-la-Madelaine ou la Côte-Nord ou à d’autres régions où les gens doivent faire dix heures de route pour se rendre dans un aéroport. La priorité va être accordée aux communautés beaucoup plus éloignées. »

Cela dit, Marie-Claude Bibeau estime que toutes les mesures annoncées dans le discours du Trône étaient essentielles compte tenu de l’impact de la crise sanitaire sur les citoyens et sur l’économie en général.

« On voit que la priorité, pour l’instant, c’est la santé. En protégeant la santé des Canadiens, ça nous permet de placer nos pions de façon à pouvoir relancer l’économie dès que la situation sanitaire va s’être stabilisée. »

Les fonds prévus en santé devront notamment servir dans les CHSLD où le Québec tient à ce que le fédéral respecte entièrement ses compétences.

Marie-Claude Bibeau, ministre de l’Agriculture et de l’agroalimentaire et députée de Compton-Stanstead.

« Ce n’est pas le temps d’être susceptibles, croit Mme Bibeau. La loi canadienne sur la santé existe. On ne va pas intervenir dans l’offre de services. Je pense que c’est raisonnable (d’intervenir), surtout après la situation qu’on vient de vivre. On a eu besoin de l’armée carrément pour faire face à la situation. C’est raisonnable d’avoir des normes nationales, de se fixer des objectifs communs et d’avoir des indicateurs de résultats qui vont accompagner des fonds significatifs. Mais on n’interviendra pas dans la façon de faire les choses. »

D’autre part, en tant que ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Mme Bibeau a souligné le fait que le discours du Trône a réitéré l’intention du gouvernement de compenser pleinement les producteurs agricoles œuvrant dans les secteurs sous gestion de l’offre. « C’est un secteur important de notre économie, surtout dans notre région », a-t-elle souligné.

Quant à l’ampleur des dépenses prévues dans le discours du Trône et aux moyens qu’entend prendre Ottawa pour revenir à l’équilibre budgétaire, Mme Bibeau indique que les réponses à ces questions seront connues lors de la mise à jour budgétaire prévue « dans les prochaines semaines. »