Julie Dionne, présidente du SPECS

DG du Cégep: les enseignants rejettent la proposition

La proposition visant à demander au conseil d’administration du Cégep de Sherbrooke de ne pas renouveler le mandat de la directrice générale a été rejetée par les membres du Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke (SPECS-CSN).

Quatre-vingt-trois personnes ont voté contre la proposition et 62 en faveur. Huit abstentions ont été dénombrées. L’instance syndicale regroupe environ 518 membres.

Rappelons qu’un membre du SPECS avait fait part de son intention de déposer une proposition visant à recommander au conseil d’administration du Cégep de ne pas renouveler le mandat de la directrice générale, Marie-France Bélanger. 

La proposition de résolution faisait état d’un bilan « décevant et mitigé aux cours des 10 dernières années » et soulignait « qu’il était temps d’un changement à la direction générale ». 

Comme il était prévu initialement, le SPECS déposera un bilan au comité des ressources humaines au sujet du renouvellement de mandat de la directrice générale après avoir consulté ses membres.

Aux commandes de l’institution depuis 2010, Mme Bélanger souhaite obtenir un troisième mandat d’une durée de cinq ans. Son mandat actuel se termine en juin. Le printemps dernier, le SPECS avait réclamé la démission de la directrice générale. La crise était liée à une mésentente dans le dossier de la surembauche d’enseignants et, parallèlement, de la répartition des ressources. Le SPECS avait reproché à la direction de ne pas défendre suffisamment l’institution auprès de Québec.

Le SPECS a par ailleurs proposé à ses membres de rejeter la formule de répartition des ressources (le volet 2) et de se doter d’un plan de mobilisation. 

Ce dossier est lié au plan de résorption de la surembauche des professeurs, qui fait en sorte que le Cégep doit rembourser environ 767 000 $ sur deux ans. « Ça fait de grosses sommes à rembourser », note Mme Dionne. Le SPECS souhaite retarder le remboursement de ces sommes au ministère. 

La surembauche s’explique notamment par le fait que le gouvernement finance les institutions collégiales selon le nombre d’étudiants inscrits. Or, l’effectif étudiant diminue parfois au fil des mois, alors que les professeurs sont embauchés à la rentrée en fonction des prévisions. Les critères de répartition des ressources sont liés à ce dossier.

Un plan de mobilisation a été adopté par l’assemblée. Celui-ci prévoit notamment du piquetage symbolique en mars et l’envoi de courriels à la direction. Les membres seront de nouveau conviés en assemblée générale le 24 mars.

Finalement, comme La Tribune l’écrivait jeudi, le SPECS a aussi fait part de sa préoccupation sur des fonds qui tardent à venir et qui permettent d’appuyer des étudiants en situation de handicap. Julie Dionne précise qu’elle fera des représentations auprès du bureau de la députée de Saint-François, Geneviève Hébert. Si l’institution n’a pas eu de nouvelles d’ici le 9 mars, environ 17 projets soutenus grâce à ces fonds pourraient être compromis, souligne la présidente du SPECS.