Dr Alain Poirier
 Dr Alain Poirier

Deux travailleurs de la santé infectés

La situation est toujours aussi stable en Estrie par rapport à la propagation de la COVID-19 alors qu’aucun Estrien n’a été confirmé positif au cours des 24 dernières heures, laissant le bilan estrien inchangé à 944 personnes.

Dans la dernière semaine, seulement cinq personnes ont été confirmées positives à la COVID-19. Parmi ces personnes, on compte deux travailleurs de la santé.

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Du 4 au 11 juin (une période de huit jours), le CIUSSS a procédé à 1982 tests de dépistage sur l’ensemble du territoire.

Comme peu de gens malades se présentent dans les diverses cliniques de dépistage avec des symptômes de la COVID-19, le CIUSSS a aussi pour stratégie de faire des tests de dépistage sur des employés asymptomatiques dans des milieux où se trouvent des clientèles vulnérables.

Le directeur de la Santé publique de l’Estrie, le Dr Alain Poirier, estime que l’ensemble des mesures mises en place contribue à réduire la transmission communautaire, notamment la distanciation physique.

« Parfois, les personnes positives sur qui nous faisons une enquête ont un, deux ou trois contacts étroits, parfois zéro. En mars, une personne positive pouvait avoir jusqu’à 100 contacts étroits lorsque l’on faisait nos enquêtes épidémiologiques », avait expliqué le Dr Alain Poirier lors d’une entrevue à La Tribune.

Un contact est considéré étroit lorsque deux personnes ont été en contact à moins de deux mètres et de façon prolongée (plus de 15 minutes) avec une personne ayant une infection confirmée durant sa période de contagiosité sans que les mesures de protection requises aient été appliquées.

La Santé publique de l’Estrie a dressé lundi un bilan des trois premiers mois de la pandémie en Estrie. On y constatait alors que les groupes qui ont le plus contracté l’infection sont les adultes âgés de 18 à 49 ans, alors que les groupes qui ont le plus développé une forme sévère de la maladie sont les adultes de 70 ans et plus. En contrepartie, les personnes de moins de 18 ans sont moins à risque de développer la maladie ou d’en être sévèrement affectées.

Soulignons en terminant que les activités liées à la COVID-19 continuent de se réduire de façon importante dans les hôpitaux sherbrookois. En effet, on ne retrouvait mardi qu’une seule personne hospitalisée alors que les soins intensifs consacrés à la COVID sont de nouveau complètement vides.