Pour qui circulait près du centre-ville de Sherbrooke, jeudi matin, les deux hélicoptères Griffon de l’armée canadienne étaient difficiles à manquer.

Deux Griffons survolent Sherbrooke

Pour qui circulait près du centre-ville de Sherbrooke, jeudi matin, les deux hélicoptères Griffon de l’armée canadienne étaient difficiles à manquer.

Si de nombreux curieux se sont massés le long de la rue Pacifique où avait lieu un exercice militaire sur le toit de l’ancienne usine Tissage Sherbrooke, plusieurs citoyens ont levé les yeux au ciel lorsqu’ils ont entendu le son de l’appareil du 430e Escadron tactique d’hélicoptères qui transportaient des soldats du peloton d’éclaireurs-patrouilleurs du 3e bataillon, Royal 22e Régiment.

« La tâche était d’insérer en rappel une puissance par surprise dans un endroit restreint. La mission était d’agir de façon rapide et furtive », explique le major Ian Robert, qui était aux commandes de l’un des deux CH-146 Griffon des Forces armées canadiennes.

C’est de façon efficace et rapide que trois pelotons de six soldats ont été laissés en rappel sur le toit dans l’ancienne usine sherbrookoise pendant que des membres GI du Service de police de Sherbrooke les assistaient.

Le mission avait pour but de transporter des militaires sur le toit de l'ancienne usine de la C.S. Brooks.

Du haut des airs
Pour le maire Steve Lussier et le directeur du SPS Danny McConnell, c’est du haut des airs qu’ils ont vécu une partie de cet exercice.

« Le site de cette usine désaffectée de Sherbrooke était intéressant pour eux. Ils pouvaient aussi atterrir dans le stationnement. C’est impressionnant comme exercice. S’il arrivait quelque chose d’urgent, l’armée serait prête à intervenir. Il faut être préparé dans le cas d’une situation d’urgence », explique M. Lussier.

Et le nouveau maire de Sherbrooke en a profité pour faire l’observation de certains points de la ville.

« Quoi de mieux du haut des airs pour voir certains changements que je souhaite apporter à la ville », signale le maire Lussier.

Le directeur du SPS, Danny McConnell, explique que les Forces armées canadiennes et le Groupe d’intervention (GI) du SPS collaborent lors d’exercices.

« Ce sont des partenaires depuis plus de 25 ans. On s’entraîne régulièrement à Valcartier. C’était un honneur de les recevoir chez nous et de leur permettre de faire un exercice urbain. Il y a de bonnes pratiques pour notre part à aller chercher auprès d’eux », explique le directeur McConnell.

Steve Lussier