Rock Forest aura bientôt son épicerie Le Silo et son Écolo boutique. Le projet est porté par Pierre Bolduc et Nancy Squires, propriétaires respectivement de l’Écolo boutique et de l’épicerie Le Silo, qui sont entourés des deux nouvelles partenaires d’affaires de Mme Squires, soit Joëlle Gauthier et Dorothée Gallant.

Deux futures offres de vrac à Rock Forest

Afin de répondre à la demande croissante de produits biologiques en vrac, l’épicerie Le Silo et l’Écolo boutique ouvrent chacune une deuxième succursale à Sherbrooke. Déjà installées dans l’Est de la ville, les deux entreprises auront bientôt pignon sur rue dans le secteur de Rock Forest. Les deux commerces seront voisins afin de réduire les déplacements de leur clientèle. L’ouverture des deux nouvelles succursales est prévue pour l’automne 2019.

« Les clients qui viennent à l’Écolo boutique nous disent très souvent qu’ils reviennent du Silo ou qu’ils s’y rendront juste après. Nous avons la même clientèle et nous souhaitons faciliter leur expérience. Aussi, nous connaissons la même hausse extraordinaire de nos ventes qui justifie cette expansion », résume le propriétaire de l’Écolo boutique, Pierre Bolduc.

La propriétaire de l’épicerie Le Silo, Nancy Squires, a trouvé deux associées pour l’accompagner dans cette expansion, soit Dorothée Gallant et Joëlle Gauthier. Les deux entreprises investiront chacune 300 000 $ pour l’ouverture de leur nouvelle succursale. Deux sites sur le boulevard Bourque sont encore étudiés pour ce qui est de l’emplacement des nouveaux commerces qui auront une superficie de 3000 pieds carrés pour Le Silo et environ 4500 pieds carrés pour l’Écolo boutique. Une vingtaine d’emplois sera créée grâce à ces projets d’expansion.

Les deux entreprises, qui demeureront deux entités distinctes, prévoient également déménager dans des locaux voisins dans l’Est de la ville à l’été 2020. « On veut que nos clients n’aient qu’un arrêt et aient accès à une grande offre », note Mme Squires précisant que Le Silo offre 400 produits alimentaires en vrac et que l’Écolo boutique en offre 120 de produits ménagers pour la maison ou produits de soins corporels.

Engagées dans une démarche de zéro déchet et valorisant l’achat local, les deux entreprises partagent une même vision. « Et nous savons que nous avons un rôle d’éducation à faire auprès de notre clientèle », note M. Bolduc,

« On est conscient que c’est à la mode l’achat local de produits en vrac et biologiques pour le moment. Notre objectif est de transformer cette mode en habitudes. Comme c’est le cas pour le recyclage. Si je voyage aujourd’hui dans un pays où il n’y a pas de recyclage ou de compost, je trouve ça vraiment étrange », ajoute Mme Squires.

Explosion des ventes et particularité sherbrookoise

« Si je compare mes ventes de décembre 2018 à celles de décembre 2017, j’ai une hausse de 102 %. Pour le mois de février, qui est le plus tranquille habituellement, j’ai une hausse de 50 pour cent par rapport à l’an dernier. Depuis juillet, on n’arrête pas de battre des records. Nos clients sont des étudiants du Cégep autant que les retraités », mentionne M. Bolduc précisant que son produit le plus populaire, son produit d’appel, est le savon à lessive.

« J’aimerais dire bravo à Sherbrooke parce que les citoyens ont vraiment suivi le mouvement écologique. Ils veulent faire leur part. On ne parle pas juste de ceux hyper conscientisés, mais bien de la masse. Depuis octobre, les ventes ont connu une hausse de 70 % lorsqu’on les compare aux ventes du même mois de l’année dernière », ajoute Mme Squires, notant que pour Le Silo, le produit d’appel est le beurre d’arachides.

« C’est vraiment particulier ce qui se passe à Sherbrooke, on est le village gaulois. Nos distributeurs et fournisseurs nous le disent. La demande est plus forte qu’ailleurs au Québec. Par exemple, l’Écolo boutique est le commerce qui vend le plus grand volume de produits ménagers ou de soins corporels en vrac au Québec », souligne M. Bolduc.

Les propriétaires expliquent l’explosion des ventes par divers facteurs. Les élections, les reportages des médias sur les îles de plastique, les études environnementales qui se multiplient et qui font un lien entre la consommation et l’état de santé des gens.

« Les gens le font aussi parce qu’ils comprennent que c’est bon pour eux. J’ai réglé mon problème d’eczéma en utilisant des produits bios », spécifie Mme Gallant.

« Le lien entre les pesticides et autres produits utilisés dans l’agriculture industrielle et les problèmes de santé sont de plus en plus connus. Au supermarché, on vend des prix. De notre côté, nous vendons de la qualité », note Mme Squires qui opte pour des produits vendus dans des contenants réutilisables, souvent consignés. Aussi, des produits les moins transformés possible.

« C’est aussi une invitation à cuisiner. Et à manger ensemble », conclut-elle.