De façon générale, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, demande aux enseignants de diminuer le nombre d’évaluations pour réduire la pression aussi bien du personnel que des élèves.
De façon générale, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, demande aux enseignants de diminuer le nombre d’évaluations pour réduire la pression aussi bien du personnel que des élèves.

Deux bulletins scolaires au lieu de trois

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
En raison de la pandémie de la COVID-19, le ministère de l’Éducation a annoncé le report du premier bulletin scolaire au 22 janvier 2021. Une décision à laquelle réagit favorablement le Syndicat de l’enseignement de l’Estrie.

À la demande du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, il n’y aura que deux bulletins scolaires au lieu de trois cette année dans les écoles primaires et secondaires. Le premier bulletin devra être transmis au plus tard le 22 janvier et le second, avant le 10 juillet 2021, a-t-il annoncé jeudi matin.

« Vous n’êtes pas sans savoir que le contexte actuel de pandémie apporte son lot de défis quotidiens, tant d’un point de vue humain que logistique et pédagogique. Cela nous amène à revoir nos façons de faire pour faciliter et alléger la charge de travail du personnel scolaire », a indiqué M. Roberge.

D’ici le 20 novembre, les parents recevront néanmoins une première communication écrite abordant les réussites et les difficultés d’apprentissages de leur enfant.

«  C’est une très bonne nouvelle pour les enseignants, les élèves et les parents », croit Richard Bergevin, président du Syndicat de l’enseignement de l’Estrie (SEE). « C’est d’ailleurs une demande que nos représentants avaient faite au ministre de l’Éducation afin de diminuer la pression et le stress dans les milieux scolaires », précise-t-il.

Selon M. Bergevin, les retards accumulés au printemps dernier se font toujours ressentir chez l’ensemble des élèves. Les enseignants remarqueraient notamment plus de disparités dans le niveau d’apprentissage des jeunes en plus d’une progression plus lente qu’à l’habitude.

« Est-ce que c’est rendre service à l’élève de produire un bulletin avec un résultat X quand l’élève en question n’a pas eu le temps nécessaire pour acquérir les apprentissages? » La question se pose selon le président du SEE.

Fatigue dans les milieux scolaires

À la fin du mois de septembre, près de 500 enseignants du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons ont été sondés afin d’évaluer leur niveau de fatigue. Sur une échelle de un à dix (ce dernier étant l’épuisement extrême), pas moins de 65 % des répondants ont décrit leur niveau de fatigue à plus de sept alors qu’il se trouvait à 4,1 en moyenne les années antérieures. 

« C’est quand même représentatif de l’état des gens dans les écoles », s’inquiète M. Bergevin. « C’est intéressant parce qu’ici nous avons un chiffre, mais je confirme que c’est semblable ailleurs en Estrie. »

L’objectif de ce sondage était de connaître l’état de la situation afin de pouvoir établir des mesures concrètes en vue d’alléger la tâche globale des enseignants. « Le report du premier bulletin en est une. Cela permettra de calmer le jeu en n’enlevant strictement rien à la qualité des apprentissages et des évaluations », affirme M. Bergevin.