Deux ans de prison pour sa dépendance à la pornographie juvénile

Un individu de 29 ans de Sherbrooke passera deux ans derrière les barreaux en raison de sa dépendance à la pornographie juvénile. Predrag Remic a plaidé coupable, mardi, à dix chefs d’accusation en lien avec la pornographie juvénile pendant plus de dix ans.

L’individu de 29 ans a reconnu avoir possédé, avoir accédé, avoir rendu accessible et avoir distribué de la pornographie juvénile entre juillet 2006 et décembre 2017.

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Lors de la perquisition de la Sûreté du Québec à son domicile en décembre 2017, des armes mal entreposées ont été trouvées. Il a aussi reconnu cette accusation en plaidant coupable aux accusations portées contre lui.

« J’ai honte de ce que j’ai fait, de ce que j’ai fait subir à ma famille. Je vais accepter ma sentence », a mentionné Remic avant de prendre le chemin de la prison.


Predrag Remic

Étant donné la nature des accusations, la juge Fabi a recommandé que la peine soit purgée au pénitencier de La Macaza dans les Laurentides spécialisé dans le traitement des délinquants sexuels.

« Je suis rassurée que vous reconnaissiez votre problématique sexuelle », a indiqué la juge Fabi.

Remic utilisait des logiciels de pair à pair pour rendre disponibles des fichiers de pornographie juvénile. Les enquêteurs ont aussi pu télécharger des fichiers de pornographie juvénile disponibles sur l’ordinateur de Remic.

« Ce qui est particulier dans le dossier, c’est la durée de l’infraction. Il admet qu’il en visionnait depuis très longtemps. Il a commencé très jeune », explique la procureure aux poursuites criminelles, Me Joanny Saint-Pierre.


« Monsieur plaide coupable à la première occasion sans enquête préliminaire ni procès. »
Me Christian Raymond

Elle a fait une suggestion commune avec l’avocat de la défense Me Christian Raymond.

 « Monsieur plaide coupable à la première occasion sans enquête préliminaire ni procès. Nous aurions pu plaider une peine beaucoup plus longue, mais nous avons tenu compte de ces facteurs », a signalé Me Saint-Pierre.

 « C’est un homme qui a toujours travaillé. À l’adolescence, il a été mis en contact avec la pornographie juvénile. Ç’a créé rapidement une dépendance. C’était honteux. Il n’a jamais osé en parler. Il a entrepris un suivi personnel et volontaire. Il devra poursuivre son suivi sexologique », a ajouté Me Raymond.

Ce dernier a insisté pour que son client purge sa peine au pénitencier de La Macaza.

À sa sortie de prison, Remic ne pourra pas se trouver seul en présence de mineur, ne pas maintenir un profil sur les réseaux sociaux et ne pas se trouver en présence de mineurs dans le cadre de la probation qui lui a été imposée.

Le nom de Predrag Remic sera inscrit à perpétuité au registre des délinquants sexuels.