Le président de Destination Sherbrooke Rémi Demers a dit ne pas avoir d'opinion pour le moment sur la projet d'hébertisme urbain de Divertigo.

Destination Sherbrooke s'intéresse au projet Divertigo

Destination Sherbrooke travaille à trouver des sites qu'elle pourrait proposer au promoteur du projet Divertigo, Marco Patry, qui cherche un nouvel endroit pour établir son projet d'hébertisme urbain. Si les discussions en sont présentement au stade préliminaire, Marco Patry aimerait savoir à quoi s'en tenir vers la fin du mois de septembre.
Divertigo, un projet évalué à 750 000 $, était à l'origine proposé à la plage des Cantons à Magog, mais l'opposition citoyenne a forcé la Ville à reculer. Le promoteur se tourne donc vers Sherbrooke, Bromont et Coaticook pour trouver une nouvelle terre d'accueil. Le mont Orford est aussi considéré.
À Destination Sherbrooke, la coordonnatrice aux communications, Amélie Boissonneau, confirme que des discussions préliminaires ont eu lieu. « Notre équipe à l'innovation et au développement accompagne le promoteur dans l'identification de différents lieux potentiels. C'est lui qui nous a approchés, mais nous avons un intérêt à ce que ce genre de projet voie le jour chez nous. Nous savons le promoteur en pourparlers avec d'autres villes. »
Mme Boissonneau indique que les recherches sont étendues autant aux terrains municipaux qu'aux terrains privés pour le moment. « Nous n'avons eu aucune demande budgétaire de la part du promoteur. Il s'agit d'un projet privé. Nous n'avons pas fixé d'échéancier, mais nous savons que le promoteur souhaite réaliser son projet en 2018. »
Destination Sherbrooke estime qu'un projet d'hébertisme urbain cadre parfaitement dans le créneau de nature urbaine qu'elle cherche à mettre en valeur. « Nous sommes très réceptifs et très emballés d'avoir reçu un appel de M. Patry. Le tourisme actif se trouve directement dans nos lignes de développement. »
Marco Patry rapporte n'avoir eu aucun contact avec les élus sherbrookois pour le moment. « J'aimerais avoir un aperçu d'où je m'en vais d'ici la fin septembre. Je ne recherche pas nécessairement une entente officielle, mais j'aimerais pouvoir m'orienter. Ce que la Ville de Magog m'a fait n'a pas aidé du tout. »
M. Patry rapporte avoir besoin d'une dimension d'à peu près 150 pieds sur 200 pieds pour installer son module. « C'est un projet qui s'adaptera à l'environnement dans lequel il va être, mais il faut que ce soit dans un contexte touristique, à un endroit où il aura une belle visibilité et une belle affluence. »
Le président de Destination Sherbrooke, le conseiller Rémi Demers, indique ne pas avoir d'opinion sur le projet pour le moment, puisqu'il n'a pas été présenté au conseil d'administration. « Comme tout projet de promoteur, nous y portons un intérêt. Je n'ai pas d'autre information que ce que j'ai pu lire dans les médias. »
M. Demers ne craint pas que l'opposition citoyenne fasse avorter le projet. « Il serait très maladroit de tuer le projet dans l'oeuf. En matière de préoccupations citoyennes, nous avons été mis à l'épreuve dans le passé et nous savons y être attentifs. »