Destination Sherbrooke se protège contre les fuites médiatiques

SHERBROOKE - Destination Sherbrooke craint les fuites médiatiques. Elle demande aux invités qui lui présentent des projets de signer une entente de confidentialité. L'organisme se défend en mentionnant qu'elle souhaite seulement s'assurer de la confidentialité des rencontres à huis clos.

« Afin d'éviter les fuites médiatiques, les invités qui viendront faire des présentations au conseil d'administration seront tenus de signer une déclaration de confidentialité à l'égard du projet et des propos tenus lors de leur présentation », lit-on dans le procès-verbal du 27 juin de Destination Sherbrooke.

Interdira-t-on à un promoteur de parler de son propre projet? Pas du tout, rectifie Amélie Boissonneau, coordonnatrice aux communications à Destination Sherbrooke. « La décision émane du conseil d'administration. Que le promoteur parle de son projet, ça ne nous dérange pas. Nous ne sommes pas propriétaires des projets. Ce qui doit rester confidentiel, ce sont les demandes qu'ils font à Destination Sherbrooke et la teneur des propos qui nous concernent. C'est aussi un rappel pour les membres de notre conseil d'administration à l'effet qu'ils doivent respecter le huis clos. »

Aucune mesure punitive n'est prévue pour ceux qui contreviendraient à leur déclaration. « Nous sommes davantage dans la sensibilisation. »

La signature d'une déclaration de confidentialité ne semble pas être monnaie courante dans les organisations paramunicipales. À Sherbrooke Innopole, on parle plutôt d'un code d'éthique et de gouvernance signé par les dirigeants, administrateurs, membres de comités, sous-traitants et employés. Les entrepreneurs ne déposent toutefois pas leur dossier eux-mêmes et les discussions passent souvent par ceux ayant signé le code d'éthique.

À Commerce Sherbrooke, on confirme également que les intervenants au conseil d'administration n'ont pas à signer de déclaration de confidentialité.