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Des vies sauvées au Pérou
Des vies sauvées au Pérou
Un minimum de deux heures dans une longue barque à moteur est nécessaire pour atteindre les premières communautés autochtones machiguengas.
Un minimum de deux heures dans une longue barque à moteur est nécessaire pour atteindre les premières communautés autochtones machiguengas.

Une longue route vers la jungle

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
MEGANTONI (Pérou) — Si sur une carte, le trajet vers la jungle péruvienne peut paraître simple, la réalité est tout autre.

La route d’à peine 380 kilomètres à partir de l’aéroport de Cusco prend dix heures à franchir. Une aventure qui peut facilement donner la nausée et souvent faire craindre le pire en cas de fausse manœuvre.

Il faut gravir en véhicule des montagnes s’élevant à plus de 4000 mètres puis redescendre en serpentant ces pentes abruptes.

Petit répit dans la ville-centre de Quillabamba après cinq heures de route. La deuxième section de la route est tout aussi longue en temps, mais davantage en émotion. La route, pavée sur seulement la moitié du trajet d’environ 175 kilomètres, a été tracée à flanc de montagne sur le bord d’impressionnants précipices que l’on contourne pendant cinq heures.

Après dix heures par les voies carrossables, on atteint le bout de la route et le trajet sur le fleuve Urubamba s’amorce.

Un minimum de deux heures dans une longue barque à moteur est nécessaire pour atteindre les premières communautés autochtones machiguengas. La Tribune a visité des communautés situées à cinq heures de navigation sur le fleuve, mais aussi d’autres plus loin dans la jungle que l’on atteint après trois heures de canot à moteurs connus sous l’appellation « péké-péké ».