Rihem Larbi est une stagiaire travaillant sur un projet qui vise à soutenir l’autonomie et la qualité de vie des personnes aînées à l’aide de technologies d’assistance à l’autonomie à domicile.

Des technologies pour les aînés

Améliorer la qualité de vie des aînés grâce à l’utilisation des technologies dans les bâtiments. Voilà un des objectifs des nombreux projets auxquels le chercheur Bessam Abdulrazak de l’Université de Sherbrooke consacre ses travaux.

Dans le laboratoire Intelligence Ambiante Lab du professeur Abdulrazak, un cadre est actuellement développé afin de promouvoir une meilleure prestation de services dans les villes intelligentes. 

La plupart des travaux du Dr Abdulrazak visent à améliorer la qualité de vie des aînés afin de leur offrir un soutien au quotidien. 

« Nous tentons de déceler des changements de comportements chez les aînés, pour ultimement identifier des anomalies ou des besoins. C’est pour cette raison que nous collaborons aussi avec la Faculté de médecine. Nous voulons travailler sur des algorithmes permettant d’encourager une vie saine et active pour nos aînés », avance le professeur Abdulrazak.  

Dans le laboratoire Intelligence Ambiante Lab, de nombreux travaux sont effectués pour améliorer les projets déjà en place. 

« Nous travaillons à la modélisation 3D des maisons intelligentes capable de fournir des informations pertinentes pour la qualité de vie et la sécurité des occupants. Le grand défi réside présentement dans la gestion des données que nous pouvons recevoir à l’aide de nos capteurs », explique Rihem Larbi, une jeune stagiaire en provenance de Tunisie qui travaille auprès du professeur Abdulrazak cet été.  

Ces technologies, accessibles directement sur un appareil mobile à l’aide d’une application, pourraient ainsi améliorer la qualité de vie, mais aussi prévenir des incidents et sauver des vies.

Ces capteurs se trouvent d’ailleurs déjà dans quelques logements à Singapour et à Montpellier, où des analyses et mises à jour sont effectuées à plusieurs reprises. 

Prototype d’appartement

À Sherbrooke, il existe aussi un prototype d’appartement pour personnes âgées, le DomUS.

Il ressemble en tout point à un appartement conventionnel, à la différence qu’il contient de nombreux capteurs dissimulés un peu partout. 

Cet appartement s’avère très utile pour les recherches du Dr Abdulrazak, et ultimement pour le développement et l’établissement d’autres logements comparables à Sherbrooke. 

« On veut être en mesure de faire de la ville de Sherbrooke un environnement à l’avant-garde des technologies de l’avenir, en offrant une prestation de services omniprésents, cela avec pour objectifs la promotion du bien-être des personnes et une meilleure gestion des ressources de la ville », ajoute-t-il.

L’interaction homme-machine est un enjeu particulièrement important quand il est question de travailler auprès d’une clientèle traditionnellement moins familière avec les technologies. 

C’est pour cette raison que l’équipe du Dr Abdulrazak tente de trouver le meilleur accessoire pour que l’utilisation soit la plus simple pour les aînés. 

« Ils ne sont pas tous habitués à utiliser un appareil mobile dans leur quotidien. C’est pour cette raison que nous travaillons sur un appareil similaire, mais plus simple d’utilisation. Nous en sommes présentement à notre troisième prototype », indique-t-il. 

De son côté, Annie Godbout, conseillère municipale à la Ville de Sherbrooke et membre à la commission des villes intelligentes de l’UMQ, voit ces projets d’un bon œil. 

« On sent un engouement pour l’utilisation des technologies dans le but d’améliorer la qualité de vie de nos citoyens. C’est quelque chose qui nous tient à cœur », explique-t-elle. 

De surcroît, avec la situation du vieillissement de la population, ces projets de recherches apportent une piste de solution pour la qualité de vie de nos aînés dans les prochaines années. 

« Nous sommes heureux de pouvoir compter sur ce type de recherches à Sherbrooke et il est certain que cela est un atout pour la Ville », conclut-elle.