Geneviève Soucis-Ouellette et Lise Lamoureux partiront en Italie avec leur équipe de bateau-dragon, le Phénix.

Des survivantes du cancer du sein navigueront en Italie

Vingt Sherbrookoises, survivantes d’un cancer du sein, prendront leurs rames et iront participer à une compétition de bateau-dragon en Italie à compter du 6 juillet.

La capitaine des Phénix de la Rose des Vents de Sherbrooke, Lise Lamoureux, a fait du sport de haut niveau avant son diagnostic de cancer du sein en 2015.

« Un médecin de Vancouver s’est rendu compte que le taux de récidive diminue quand on fait de l’exercice. On est une grande famille. Notre plus jeune pagayeuse a 34 ans et notre plus vieille a 82 ans », explique-t-elle.

« À Sherbrooke, nous accueillons dans notre équipe toutes les femmes qui ont été atteintes d’un cancer. Cependant, pour participer à la compétition à Florence, il faut avoir survécu à un cancer du sein, précisément. »

En Italie, il y aura 127 équipes de partout dans le monde.

Geneviève Soucis-Ouellette, une vétérane qui a vécu la compétition quatre fois, assure que l’ambiance est à la camaraderie. « Il y a une compétition sur l’eau, mais en dehors, tout le monde a les coudes serrés. On se rencontre, on se côtoie, on jase, on échange. C’est la solidarité. Il y a tellement de rose, je pense qu’on nous voit de la lune », dit-elle en souriant, ajoutant que tous les continents seront représentés pour la première fois.

La capitaine vivra sa première expérience internationale de bateau-dragon. Pour cette occasion les Phénix ont décidé de s’entraîner plus intensément. « Habituellement, on s’entraîne le lundi et le mercredi soir. Pour se préparer à la compétition, on monte ça à trois fois par semaine depuis mai. On s’est entraînées physiquement cet hiver », indique-t-elle, confiante.

« La maladie fait en sorte que ça va devenir très émotif, explique la vétérane. Il y a la course des fleurs. Deux personnes par équipe vont dans un bateau avec des roses. C’est la course représentative. Il y a de la musique et des poèmes. C’est l’expérience d’une vie.
« Au retour, la vie continue. On va avoir deux autres compétitions à Drummondville et à Montréal. On compétitionne all-in dans une ligue de femmes. On a gagné au canal Lachine », se réjouit-elle.

Cependant, peu de gens connaissent l’équipe des Phénix. « On travaille fort pour se faire connaître. Ce n’est pas facile. Le sport n’est pas très connu non plus, mais on continue. Nous sommes en pleine période de recrutement. Il y a plus de femmes qu’on le pense qui ont eu le cancer », analyse la capitaine.

« On pourrait faire plus de recrutement, mais c’est du bénévolat. Une compétition comme celle de Florence demande beaucoup de temps. »

Les femmes qui aimeraient rejoindre le Phénix peuvent le faire par la Rose des Vents ou par courriel au lesphenixrdvbateau.dragon@gmail.com.