Les copropriétaires du KingPin et organisateurs du tournoi de poches, Jean-Philippe et Pierre-Alain Lemire, entourent le jeune Emrick et ses parents, Carole-Anne Vincent et Pascal Letourneau.

Des sous pour aider le petit Emrick

Plus de 80 personnes se sont rassemblées samedi au KingPin de Rock Forest pour le tournoi annuel de poches organisé par les propriétaires du salon de quilles. En plus de couronner l’équipe championne avec la moitié des profits, c’est près de 850 $ qui sera remis au jeune Emrick Létourneau, atteint de lissencéphalie, une maladie génétique qui s’attaque au cerveau.

Jean-Philippe et Pierre-Alain Lemire organisent un tournoi de poches depuis quelques années, c’est une manière de faire de l’argent et de s’amuser. Même que, après quelques années, une certaine compétition s’est installée entre les équipes.

L’an dernier, Jean-Philippe organisait le tournoi pour la famille Létourneau; pour ce petit garçon qui, à quatre mois, a reçu un diagnostic bouleversant. Sa condition implique beaucoup de thérapies, de soins et de déplacements pour les parents. Il a donc voulu apporter une aide financière.

« On le fait pour la cause. Je trouve ça triste pour le petit et ce n’est pas évident pour la famille, être toujours à l’hôpital et les frais à payer... Le tournoi nous amène du monde, on vend de la boisson et on fait de l’argent avec ça puis on leur donne la moitié des profits. En plus de l’argent des inscriptions », explique Jean-Philippe Lemire.

De retour au KingPin pour une deuxième fois, Emrick a maintenant deux ans. Carole-Anne Vincent et Pascal Letourneau ont trouvé un ami en Jean-Philippe et sont très reconnaissants de l’aide qu’il leur apporte. 

« C’est la générosité surtout, de Jean-Philippe et P-A. Les gars veulent s’impliquer, ils ont à cœur notre cause. Ça prend beaucoup de sous parce qu’on fait affaire avec le privé pour certains traitements d’Emrick, les médicaments », partage M. Létourneau,

« Tout ce qui est adapté pour Emirck est cher. Quand on veut acheter des choses pour le rendre plus confortable, c’est là que c’est plus cher. Il y a une partie couverte par le gouvernement, mais pas tout. Emrick va très bien aujourd’hui, mais on a eu un dur hiver cette année. Toutes les hospitalisations font qu’on ne pas travailler dans ce temps-là. Alors ça parait », ajoute Mme Vincent.

L’an dernier, à leur première édition, ils ne pensaient pas qu’il y aurait autant de monde au tournoi.

« Finalement, c’est vraiment preneur les poches », termine M. Létourneau à la rigolade.