Le maire Steve Lussier et le président et directeur général du Réseau environnement ont signé une entente pour que Sherbrooke participe au Programme d’excellence en eau potable du Réseau environnement.

Des solutions pour réduire les pertes d'eau potable

La Ville de Sherbrooke adhère à un deuxième programme pour améliorer et optimiser la qualité de son eau potable. Elle a signé jeudi un protocole d’entente dans le cadre du Programme d’excellence en eau potable volet distribution (PEXEP-D) de Réseau Environnement.

Concrètement, il s’agit de profiter de l’expertise des autres municipalités membres du programme pour optimiser la distribution de l’eau potable sur le territoire de la ville. Au Québec, 12 municipalités représentant 24 réseaux de distribution d’eau potable participent au programme, soit l’équivalent d’une population de 2,5 M de personnes.

« Ça amène des centaines d’années d’expertise autour de la table pour résoudre des problèmes que nous ne saurions pas résoudre seul », illustre Jean Lacroix, président et directeur général de Réseau environnement.

« Ce programme vient s’assurer qu’on va réduire au minimum la perte d’eau. Chaque mètre cube qui quitte le réseau par des fuites est un investissement perdu. En faisant ça, on optimise notre investissement. On s’assure que la circulation soit optimale », précise encore M. Lacroix.

Quatre indicateurs de performance seront mesurés, soit la qualité de l’eau, la pression dans le réseau, la fréquence des bris et le taux de fuite. Une compilation de données est prévue pendant douze mois avant le dépôt d’un rapport d’optimisation.

« Ce qu’on peut faire, c’est proposer des solutions. La beauté de ce programme nord-américain, c’est qu’on sait toute approche technologique, toute solution qui a été apportée à travers l’Amérique du Nord. Donc on amène auprès des gestionnaires ce qui peut être fait. Dépendamment des circonstances, on donne des exemples d’endroits où des investissements équivalents ont été faits », ajoute Jean Lacroix.

« Parmi nos champions »

Le président et directeur général du Réseau environnement ne s’attend pas à ce que Sherbrooke doive injecter des sommes astronomiques pour améliorer son réseau de distribution. « Sherbrooke entre dans le programme de façon agressive parce qu’elle est déjà parmi nos champions. Si on amène des éléments concrets pour améliorer le réseau de distribution, je suis convaincu que le conseil municipal suivra nos recommandations.

« Avec le gouvernement du Québec, des représentations sont faites. Il y aura des annonces dans les prochaines semaines qui vont sûrement enrichir et positionner des programmes pour obtenir les plus grandes retombées pour les citoyens. Si la Ville de Sherbrooke est un exemple, il est plus facile de justifier une demande de subvention en lien avec une attention de qualité supérieure. »

Le maire Steve Lussier a rappelé que plusieurs villes envient la qualité de l’eau sherbrookoise, qui a remporté la palme de deuxième meilleure eau en Amérique du Nord.

« On veut garder notre meilleure eau au Québec. Il y a un coût d’environ 5000 $ par année pour adhérer au programme. Ce sont 5000 $ pour un transfert de connaissances qui améliorera nos services plus rapidement. On a des problèmes avec certaines infrastructures qui sont vieillissantes. Je demande au gouvernement de participer encore plus. »

Sherbrooke s’était déjà engagée dans le volet traitement du PEXEP pour le traitement de l’eau potable à la station J.-M.-Jeanson.