Yann Le Corff, professeur agrégé au département d’orientation professionnelle à l’UdeS et responsable de la clinique d’orientation, et Cynthia Joyal, coordonnatrice de la clinique d’orientation.

Des services gratuits méconnus à l'UdeS

L’Université de Sherbrooke compte une clinique d’orientation en ses murs qui offrent des services gratuits à la population. En cette période de plein emploi, la clinique est en plein recrutement et met de l’avant des services qui sont davantage méconnus.

Les services sont offerts par des étudiants en troisième année du baccalauréat ou encore à la maîtrise, et ils sont supervisés par des conseillers en orientation professionnelle.

« À la base, on peut penser à un choix de carrière ou de formation. Mais comme on est en plein emploi, on touche à plein d’autres services auxquels les gens sont moins habitués d’entendre parler », explique Cynthia Joyal, coordonnatrice de la clinique d’orientation.

Les intervenants peuvent aider les clients à s’adapter à leur lieu de travail, par exemple dans le cas où l’employé vivrait une insatisfaction ou reviendrait au boulot après un épisode de dépression.

Yann Le Corff, professeur agrégé au département d’orientation professionnelle et responsable de la clinique, note qu’entre 20 et 25 % des gens vivent de la détresse psychologique au travail. Le nombre de personnes qui font une rechute après un épisode de dépression demeure élevé. Il est conseillé pour ces personnes d’être accompagnées dans leur retour à l’emploi.

« Souvent, les gens retournent en emploi chez le même employeur, au même poste, donc les éléments qui les ont emmenés vers un épuisement professionnel sont souvent encore en place et une des spécialités des conseillers d’orientation, c’est l’adaptation au travail », note M. Le Corff.

« Un excellent moment »

Les gens peuvent aussi aspirer à des échelons plus haut dans leur milieu de travail.

« Le taux de chômage est très bas. C’est un excellent moment pour faire de l’avancement de carrière. Les gens peuvent venir consulter pour faire du développement de carrière, faire des choix qui pourraient les aider à se diriger vers un poste supérieur dans leur entreprise ou changer d’entreprise pour avoir de meilleures conditions, ou encore avoir une carrière qui leur correspond davantage. Le marché du travail est ouvert, pour les transitions, c’est le bon moment. »

La clinique, sise sur le campus de l’UdeS, regroupe principalement une clientèle adulte.

Elle permet notamment aux gens de dresser des bilans de compétences, d’accompagner les personnes immigrantes dans la reconnaissance de leurs acquis et de leur formation. Les étudiants en orientation sont habiletés à intervenir auprès de clientèles dites émergentes; notamment auprès des gens ayant un trouble du spectre de l’autisme (TSA) ou des personnes ayant des problèmes de santé mentale, précise Mme Joyal.

La clinique dessert environ 200 personnes annuellement.

Il faut d’abord d’inscrire en remplissant un formulaire. Pour plus d’informations : USherbrooke.ca/op/cliniquedorientation/