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Cinq élèves à mobilité réduite de l’école internationale du Phare réalisent leur rêve sportif! Un projet synonyme d’ouverture, d’engagement, de persévérance, de respect et du sentiment d’appartenance.
Cinq élèves à mobilité réduite de l’école internationale du Phare réalisent leur rêve sportif! Un projet synonyme d’ouverture, d’engagement, de persévérance, de respect et du sentiment d’appartenance.

Des rêves rendus possibles : 380 élèves et 15 enseignants signent cette réussite [VIDÉO]

Viatka Sundborg
Viatka Sundborg
La Tribune
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« Je veux remercier tout le monde, les élèves et les enseignants, qui m’ont permis de vivre mon rêve! »

Sitôt que Kayla Valériote s’est remémoré cette journée spéciale, des larmes de joie ont envahi son regard. Les membres du personnel et près de 380 étudiants de l’école internationale du Phare se sont mobilisés afin de réaliser le rêve sportif de cinq élèves à mobilité réduite de l’établissement. 

Élodie Pépin, enseignante en éducation physique à cette même école, a imaginé ce projet ambitieux. Après avoir demandé à cinq élèves à mobilité réduite de nommer leur plus grand rêve sportif, celui qu’ils aimeraient accomplir s’ils n’avaient aucune limite fonctionnelle, elle a tenté de réaliser l’impossible en faisant de ce rêve une réalité. 

« Cette activité avait pour but de sensibiliser les élèves de l’école internationale du Phare à la différence tout en réalisant le rêve des cinq élèves. Dès qu’on a commencé à parler du projet, la réponse des enseignants et des élèves était très positive. En fait, elle a dépassé nos attentes puisque certains élèves nous demandaient comment ils pourraient s’impliquer davantage », explique Mme Pépin qui croit que cette initiative s’inscrit dans la poursuite des semaines de la sensibilisation à la différence que l’école tient depuis plusieurs années.

Malgré des intérêts variés, chacun s’est permis de se libérer de son corps et de s’imaginer : remporter la première place à un parcours de Ninja Warrior dans le cas de Mathis Leblanc-Rouillard, remporter la médaille d’or aux Jeux olympiques en haltérophilie pour Anthony Joli, gagner la médaille d’or en patinage artistique aux Jeux olympiques quant à Juliette Lavoie, décrocher la ceinture des poids lourds au Championnat du monde de boxe du côté de Ruben Chouinar et remporter les Cheerleading Worlds pour Kayla Valériote. 

Difficile de croire qu’en quelques mois, ces rêves allaient devenir réalité. Une quinzaine d’enseignants et plus de 380 élèves de l’école, tous programmes confondus, ont mis la main à la pâte pour concrétiser les différents rêves, à l’insu des cinq élèves. Par exemple, les élèves du programme de Jeux vidéos ont modélisé les décors en 3D, les élèves en Arts plastiques ont vu à la confection des accessoires et des affiches, les jeunes musiciens ont pris en charge l’ambiance musicale, les élèves en Vie active ont vu à l’adaptation physique des rêves et ce n’est que le début d’une longue liste de volontaires. 

Élodie Pepin a permis à cinq jeunes de croire en l’impossible et à 380 élèves de travailler ensemble pour l’atteinte d’un objectif commun.

« Je ne m’attendais vraiment pas à vivre ça. Ça m’a rappelé de bons souvenirs que j’ai vécus avec l’équipe de Cheerleading avant qu’une blessure me force à me retirer de l’équipe. Je vais toujours m’en souvenir parce que ça m’a rendue très heureuse », ajoute Kayla Valériote, visiblement émue que tous se soient mobilisés pour lui faire oublier, l’espace d’un instant, sa condition physique.

« C’est fascinant de voir qu’il est possible de réaliser l’impossible lors qu’on travaille tous ensemble », souligne Anabelle Benitte, une élève de 1er secondaire de l’école internationale du Phare pour qui la sensibilisation est synonyme d’une plus grande compréhension de l’autre. « Prendre part à des évènements comme ça nous apporte beaucoup. Après avoir travaillé en collaboration avec des élèves à mobilité réduite, je comprends maintenant toute la différence que je peux faire en les aidants à traverser la rue ou en transportant leurs sacs », poursuit Xavier Gregoire, un élève de cinquième secondaire qui était le responsable étudiant de la technique et de la coordination de l’activité.

Les enseignants observent que jamais les élèves n’ont évolué dans un milieu d’apprentissage aussi distant et isolé qu’actuellement en raison de la pandémie. Toutefois, l’idée originale d’Élodie Pépin a su unir, dans le respect des mesures sanitaires, plus de 380 élèves et 15 enseignants. Guidées par la bienveillance, l’inclusion et la générosité, ces personnes qui auraient pu choisir de poursuivre leur chemin ont décidé de s’arrêter et de réaliser des rêves.

Un vidéo des rêves sportifs réalisés est disponible ici.