Le personnel de l’école des Quatre-Vents était visiblement heureux de revoir les enfants.
Le personnel de l’école des Quatre-Vents était visiblement heureux de revoir les enfants.

Des retrouvailles qui éclipsent la COVID

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
Les scènes de retrouvailles entre amis et de professeurs appréciés ont réussi à faire oublier quelques instants le contexte tout particulier de cette rentrée, jeudi matin.

À l’école des Quatre-Vents, sous un soleil brillant, un bon nombre d’enfants sont arrivés masque au visage, sacs à dos bien remplis, accueillis par du personnel visiblement heureux de les retrouver. 

À lire aussi :

Rentrée scolaire sans anicroche aux abords des écoles

Une rentrée comme prévue dans Ascot

Les scènes de retrouvailles entre amis et de professeurs appréciés ont réussi à faire oublier quelques instants le contexte tout particulier de cette rentrée, jeudi matin.

Pour les parents rencontrés, le bonheur de voir les enfants retourner en classe et fréquenter leurs amis a surpassé les craintes que peut faire surgir la COVID-19.

Une rencontre de parents a d’ailleurs été devancée pour rencontrer les enseignants, mais aussi faire le point sur la situation de la COVID-19. 

Rappelons que 28 cas de COVID-19 ont été recensés par la Santé publique dans le quartier Ascot entre le 14 et le 25 août. Ce nombre a grimpé de six jeudi.

« Dès qu’on a appris la nouvelle, on a appelé la Santé publique pour savoir s’il y avait des enfants, c’était qui, si c’était juste des adultes ou des enfants et ils allaient à quelle école. On voulait faire des liens. Il y a eu quelques jours, on a eu des cas au Centre Saint-Michel. On s’est aperçu qu’il y avait des liens avec ces gens-là, qui sont dans le secteur ici. On a identifié les enfants et les jeunes sont en quarantaine, comme leurs parents », explique le directeur général du Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSSRS), Christian Provencher.  

Une communication a été faite auprès des écoles du secteur.

Mercredi, aucun élève des écoles primaires et secondaires du CSSRS n’était positif à la COVID-19.

Un certain nombre d’élèves étaient toutefois en quarantaine à la maison jeudi sous les conseils de la Direction de santé publique de l’Estrie et n’ont donc pas pu se présenter à la rentrée des classes.

« Les contacts étroits des personnes testées positives sont aussi mis en quarantaine. C’est vrai dans le secteur d’Ascot, mais ça peut aussi être vrai dans d’autres écoles parce qu’il y a aussi des petites éclosions dans d’autres milieux », mentionne la Dre Geneviève Petit, médecin-conseil à la Santé publique de l’Estrie.

Prenons un exemple : les enfants d’une personne ayant été déclarée positive à la COVID-19 à la suite de l’éclosion chez BRP à Valcourt ou au Centre de formation Saint-Michel, ne pourraient pas fréquenter l’école, et ce, même s’ils ne sont pas malades.

Rappelons que l’incubation de la maladie, après le contact avec une personne infectée, est de 2 à 14 jours, avec une moyenne d’environ 7 jours.

Contact étroit

En santé publique, un contact est considéré comme étroit quand une personne a été en contact, de façon étroite (à moins de deux mètres) et prolongée (plus de 15 minutes) avec une personne ayant une infection confirmée durant sa période de contagiosité sans que les mesures de protection requises aient été appliquées.

Des Quatre-Vents fait partie des écoles situées près du district d’Ascot, dans l’arrondissement du Mont-Bellevue. « Je n’ai pas peur, j’ai eu toutes les informations », note Melynda Mailhot, en soulignant que cela l’avait rassurée. Et pour sa fille, le moment était très attendu. « Elle s’est réveillée à 6 h 45. Habituellement, c’est 15 minutes à l’avance! »

Les parents s’attendent à des changements : l’éducation physique se tiendra à l’extérieur, par exemple. « C’est sûr que ça va être différent, mais ça va bien aller », estime Nancy Binette, la mère d’une fillette de deuxième année, en notant qu’il y a toujours un petit côté stressant. 

Sa fille fait partie des enfants qui étaient de retour en classe ce printemps après la fermeture des écoles le 13 mars dernier.

Le directeur général du CSSRS était ému de voir les cours d’école reprendre vie, et de voir les enfants là où ils devraient être. La rentrée du 11 mai a permis aux équipes de se préparer en vue de l’année 2020. « On a eu six semaines au primaire, on a appris beaucoup. Ça a été une force pour organiser le primaire, et ça a aussi été bénéfique pour le secondaire », commente M. Provencher.

« Plus on va devenir habiles à mettre en place nos mesures sanitaires, plus on va faire un retour à la normale, plus ça va être facile. Parce qu’il faut continuer à avoir du plaisir à l’école, que ça demeure un endroit d’apprentissage, intéressant et stimulant, au-delà des contraintes. Il ne faut pas mettre l’accent sur les contraintes, mais sur la mission de l’école. » 

Vendredi, ce sera le tour aux grands du secondaire de retourner en classe sur le territoire du CSSRS, où la rentrée a lieu progressivement. Une attention particulière sera portée à ces jeunes qui ont été près de six mois sans venir à l’école. 

« Je suis content de voir les élèves, je lève mon chapeau à tout le personnel », conclut M. Provencher.autobus », ajoute-t-on.

+

Bilan de la première jounrée

La première journée s’est bien passée pour les écoliers de l’Estrie.

« Il y a eu des files d’attente autour de certaines écoles le matin. Les parents comprenaient bien que l’accueil devait se faire de façon distanciée. Et comme nous accueillions les parents lors de la journée de la rentrée, cela doublait effectivement l’achalandage », mentionne-t-on du côté du CSSRS.

Le transport scolaire s’est généralement bien passé, même s’il y a eu un peu de retard d’une dizaine de minutes dans le transport scolaire dans les secteurs de Rock Forest et de la rue Belvédère, notamment à cause de travaux dans la Ville.

En cette première journée, il y avait aussi beaucoup de parents qui transportaient leurs enfants.

« Il y a aussi la question d’habitudes et d’apprentissages à acquérir de la part des chauffeurs d’autobus », ajoute-t-on.