Le promoteur Philippe Dusseault, des Immeubles Must Urbain, avait dressé une liste de questions pour les élus, une liste qu’il a dévoilée à la période de questions des citoyens au conseil municipal.

Des questions sur les paramètres de Well inc.

Le promoteur Philippe Dusseault, des Immeubles Must Urbain, invite la Ville à définir ses besoins pour le Quartier Well inc. Dans la période des questions des citoyens au conseil municipal lundi, il a demandé si les élus voulaient un projet de qualité ou s’ils souhaitaient simplement une course au prix le plus bas.

« Je veux qu’ils se positionnent et qu’ils définissent un cadre pour un appel de propositions. Il me semble nécessaire que certains points soient rapidement clarifiés. Pour que le cadre soit équitable, il faut que tous les promoteurs partent avec les mêmes paramètres », résume M. Dusseault, qui y est allé de quelques propositions.

« Pour moi, c’est un projet d’ici qui doit être fait par les gens d’ici pour les gens d’ici. Est-ce que les promoteurs qui soumettront un projet devront démontrer qu’ils font travailler les gens d’ici? »

Il suggère aussi de scinder le terrain de la Ville, sur la rue Wellington Sud, en trois. De cette façon, les terrains des deux extrémités pourraient accueillir des bâtiments privés et le stationnement sur lequel ils seraient construits appartiendrait aussi au privé. Le terrain du centre, où se trouverait une place publique, appartiendrait à la Ville, de même que le stationnement public en dessous.

« Est-ce qu’on veut le projet le plus économique possible ou une certaine qualité? C’est important, sinon nous ne serons pas capables d’avoir des comparables. L’idée sera de présenter le plus beau projet tout en respectant ces coûts. Allez-vous imposer un nombre minimal de pieds carrés, un nombre maximal d’étages? Quelle sera la durée maximale des baux que la Ville est prête à signer pour ses locaux dans le QG? Est-ce que l’échéancier 2020 est toujours valable? » ajoute-t-il.

Le maire Steve Lussier a affirmé qu’il en discuterait avec les membres du comité de revitalisation du centre-ville. Ce comité doit d’ailleurs se réunir mardi pour discuter des incitatifs à offrir aux promoteurs. Ceux-ci seront ensuite soumis au vote à la prochaine séance du conseil, le 19 mars. Le mode de sélection d’un futur projet, soit par appel de projets ou par entente exclusive, par exemple, sera aussi soumis au vote à une date qui n’est pas déterminée.

Aucune nouvelle manifestation d’intérêt n’est parvenue à la Ville après celles de Must Urbain et du Groupe Laroche. « Les autres attendent probablement de voir ce qu’on va faire », dit le maire.

En fin de séance du conseil municipal, Évelyne Beaudin a mentionné qu’il faut « trouver un équilibre entre les exigences et les incitatifs. Il faut donner une direction claire et en même temps laisser de la place à la créativité. Pour transformer Well inc. en projet rassembleur, il faudra faire participer la population ».

La conseillère du district du Carrefour ajoute du même souffle qu’il faut aller de l’avant avec les consultations sur le plan particulier d’urbanisme de la rue Wellington Sud qui doivent se tenir à la fin du mois de mars.

Annie Godbout abondait dans le même sens. « La consultation publique permettrait un post-mortem des citoyens. Il faut garder un momentum. Enlever cette consultation pourrait retarder le projet. »