L’alimentation en eau est l’une des principales lacunes du schéma de couverture de risques 2016-2020 qui doivent encore être améliorées à Sherbrooke.
L’alimentation en eau est l’une des principales lacunes du schéma de couverture de risques 2016-2020 qui doivent encore être améliorées à Sherbrooke.

Des problèmes avec l’alimentation en eau, disent les pompiers

L’alimentation en eau est l’une des principales lacunes du schéma de couverture de risques 2016-2020 qui doivent encore être améliorées à Sherbrooke. Le Service de protection contre les incendies de Sherbrooke arrive toutefois à intervenir avec la force de frappe requise dans 99 % des incendies.

« Il faut comprendre que nous sommes à la deuxième année d’un engagement de cinq ans pour réaliser l’ensemble des actions auxquelles nous nous étions engagés. Il faut optimiser le réseau d’eau. Nous avons des difficultés en ce qui concerne l’alimentation en eau dans certains secteurs, en matière de pression. Ce n’est pas optimal, mais ce n’est pas majeur. Dans un contexte de développement domiciliaire, il faut prévoir que les réseaux de canalisation incendie soient suffisants pour combattre des incendies dans les types de bâtiments qu’on veut installer. Le secteur industriel du boulevard Bourque est plus problématique », explique Stéphane Simoneau, directeur du Service de protection contre les incendies.

« C’est un problème que nous réglons avec de l’entraide d’autres services d’incendie. Pour l’alimentation domestique, il n’y a pas de problème, mais s’il survient un incendie majeur dans une industrie, nous devons demander de l’entraide avec des réservoirs pour combattre les flammes. »

Les cibles devraient par ailleurs être atteintes en matière de sauvetages hors route cette année. « Ce sont tous les accidents qui ne sont pas sur la route des automobiles, soit les sentiers pédestres, les gens en escalade, ceux en motoneige... Ce n’était pas encadré à l’échelle de la province, comme si ce n’était la responsabilité de personne. Le ministère a mis en place des incitatifs pour que les Villes améliorent les équipements pour améliorer les interventions. Nous avions déjà des motoneiges et des quatre roues. Nous pouvons maintenant bonifier la capacité d’intervention. »

Bons coups

En matière de bons coups, avec une force de frappe à 99 % des objectifs, M. Simoneau estime que les temps de réponse sont très efficaces quand survient un incendie. Parmi les indicateurs inscrits au schéma de couverture de risque, pour sauver des vies, on vise l’intervention de quatre pompiers en moins de cinq minutes et de dix pompiers en dix minutes. La construction de la caserne 6 à Lennoxville, par exemple, permettra de desservir cet arrondissement de façon beaucoup plus efficace. Le temps réponse, respecté pour 1,4 % du territoire de l’arrondissement, le sera désormais dans 95,4 % des situations.

Stéphane Simoneau, pour illustrer l’importance d’un schéma de couverture de risque, cite l’incendie survenu récemment sur la 13e Avenue. À l’arrivée des pompiers, en moins de quatre minutes, des résidants attendaient d’être secourus sur leur balcon. « Nous avons même des gens qui ont perdu connaissance et une personne qui s’est rendue en chambre hyperbare. Elle a été extrêmement incommodée par la fumée. Si nous avions eu un temps réponse de cinq minutes de plus, on peut se demander ce qui serait arrivé avec cette personne-là. »

Stéphane Simoneau