Maxim Beauregard-Dionne et Éric Lachapelle

Des postes de conseillers convoités

Tous les sièges de conseillers seront en élection le 5 novembre à Sherbrooke. Des luttes à trois, quatre ou cinq se dessinent dans tous les districts, à l’exception du district Fairview, où deux candidatures ont été enregistrées.

Dans la dernière journée des mises en candidature, Éric La Chapelle a dévoilé ses intentions d’être élu dans le district déjà achalandé du Lac-des-Nations. Il a d’ailleurs convoqué les médias pour un point de presse mercredi prochain. Le titre de son invitation porte la mention « Well inc., c’est le boutte de la m*rde ».

Celui qui se décrit comme un homme d’affaires, de médias et de radio se dit « tanné de croire » et se lance dans la course « avec la naïveté de penser qu’en politique, les meilleures idées peuvent encore gagner ». Il compte proposer une solution spectaculaire pour la revitalisation du centre-ville.

« Les citoyens devront décider si durant encore quatre ans, Chantal L’Espérance peut faire quelque chose de nouveau pour nous... qu’elle n’a pas eu la chance de faire en 19 ans. »

Le nouveau district du Lac-des-Nations verra d’ailleurs une course à cinq. Outre M. La Chapelle et Chantal L’Espérance, Raïs Kibonge, de Sherbrooke Citoyen (SC), Sylvain Raby, du Renouveau sherbrookois (RS), et Hubert Richard ont déposé leur candidature.

Le siège laissé vacant dans le district du Pin-Solitaire avec le départ d’Hélène Dauphinais est désormais convoité par un quatrième aspirant en Maxim Beauregard-Dionne, qui agit comme commissaire scolaire à la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke. L’homme de 30 ans, diplômé en sciences politiques, père de trois enfants, habite le centre-ville, mais songe à déménager dans le district qu’il convoite. « Ça fait longtemps que je veux me présenter. Être commissaire scolaire m’a beaucoup motivé à vouloir représenter les gens et défendre les dossiers. Je trouvais qu’il manquait de jeunes et d’indépendants. »

M. Beauregard-Dionne veut entre autres améliorer la sécurité sur le chemin des Pèlerins. « Ce chemin, pour l’avoir pris souvent l’hiver, ce n’est pas sécuritaire, tant pour les enfants que pour les plus vieux qui vont au Cégep. »

Il voudrait aussi améliorer la desserte en transport en commun, qui n’est pas assez directe vers le centre-ville, selon lui.

Un nouveau visage remplacera donc Hélène Dauphinais dans le Pin-Solitaire. Les autres aspirants sont l’ex-conseillère Mariette Fugère, pour le RS, Ludovick Nadeau, de SC, et Pierre Avard.

Un autre nouveau venu sera élu dans Lennoxville. Les deux conseillers d’arrondissement sortants, Linda Boulanger et Claude Charron, tentent de faire leur entrée à l’hôtel de ville, mais la lutte à cinq compte aussi François-René Montpetit, du RS, Michael Labarre, de SC, et Roy Patterson.

Les postes de conseillers d’arrondissement appartiendront aussi à des élus de premier mandat. Dans Uplands, les électeurs pourront choisir entre Gabrielle Gagnon, de SC, Jennifer Garfat et Daniel Pellerin. Dans Fairview, le choix se fera entre Bertrand Collins et Vicky Poirier, de SC.

Rappelons que le nombre de conseillers passera de 19 à 14, alors que le nombre de conseillers d’arrondissement passera de quatre à deux. Les districts ont donc été redessinés, ce qui force parfois des élus sortants à s’affronter. Les luttes attendues en ce sens se tiendront dans Rock Forest, où Bruno Vachon, du RS, se frottera à Annie Godbout, une indépendante. Le nouveau district du Golf verra l’indépendant Marc Denault et la représentante du RS, Christine Ouellet, croiser le fer. Chacun de ces districts voit également de nouveaux visages tenter de remporter la faveur des électeurs.

À noter que 15 candidats sortants cherchent à obtenir un nouveau mandat. Outre Hélène Dauphinais et David Price, Jean-François Rouleau, Louisda Brochu et Serge Paquin ont tiré leur révérence. Le redécoupage des districts pourrait toutefois permettre à des élus sortants de les remplacer.

61 candidats (3,6 par siège en moyenne) ont officiellement déposé leur candidature pour les 17 postes disponibles. Du nombre, 25 sont des femmes. En comparaison, 75 candidats s’étaient présentés en 2013, pour 24 postes, dont 22 femmes.