Dans certaines paroisses de la région, il faudra réserver sa place pour assister à une messe de Noël, en raison de la limite de 25 personnes imposée par la Santé publique.
Dans certaines paroisses de la région, il faudra réserver sa place pour assister à une messe de Noël, en raison de la limite de 25 personnes imposée par la Santé publique.

Des places à la messe de Noël par réservation

Claude Plante
Claude Plante
La Tribune
Les célébrations religieuses de Noël s’annoncent très différentes cette année. Des paroisses ont même commencé à prendre des réservations pour les messes.

Les conditions imposées par la Santé publique en zone rouge pour combattre la pandémie de la COVID-19 limitent à 25 le nombre de personnes au même moment dans les églises.

« Jusqu’à maintenant, il n’y a pas de paroisse qui renonce à tenir des messes à Noël, sauf pour celles qui ont arrêté d’en tenir depuis le début de la pandémie », explique Éliane Thibault, responsable des communications à l’Archidiocèse de Sherbrooke.

« Les paroisses commencent à s’organiser en tenant compte de la limite de 25 personnes en même temps. Certaines ont commencé à prendre des réservations. Ça se fait par courriel ou autrement. Chaque paroisse développe sa manière. »

Des paroisses qui disposent d’une salle au sous-sol de leur église sont en train de planifier une diffusion à deux groupes de 25 personnes en même temps. On utilisera aussi la technologie pour retransmettre ces célébrations habituellement très courues via la télé ou le web, poursuit Mme Thibault, lors d’un entretien téléphonique accordé à La Tribune.  

D’autres vont multiplier les cérémonies de la nativité pour permettre à un plus grand nombre de fidèles d’y participer.

À la cathédrale de Sherbrooke, en plus de retransmettre la cérémonie dans la salle Saint-Michel au sous-sol, on a prévu des messes à 14h, 16h, 20h et 22h le 24 décembre, en plus évidemment de la traditionnelle messe de minuit.

« Habituellement, on ne peut célébrer de messe avant 16h la veille, comme le samedi ou le 24 décembre. Cette année, exceptionnellement, Mgr Luc Cyr a permis qu’elle puisse débuter à 14h pour permettre de célébrer plus de messes », dit la porte-parole.

« Notre objectif est d’accommoder le plus de personnes possible. Pour plusieurs, la messe c’est la nourriture de l’âme. Des heures de messes ont été ajoutées puisque nous ne pouvons accueillir que 25 personnes à la fois dans la cathédrale. »

Les fidèles ont encore frais à la mémoire le fait que les célébrations de la Semaine sainte se sont déroulées sans la présence du public le printemps dernier, en raison de la pandémie. Dans les circonstances, on se contente de la situation, même si on doit conjuguer avec des restrictions.

« Nous devons respecter les règles de la Santé publique, fait valoir Éliane Thibault. Nous préférons la situation actuelle à celle du printemps dernier. Tout était fermé au complet pour Pâques. »

« On prend d’autres moyens pour joindre les gens. Par exemple, des paroisses se sont équipées de systèmes caméras. »