Des récipiendaires 2017 de la catégorie Personnalité du Mérite estrien, Claude Belleau, Louise Boisvert, Manon Laporte et Marc-André Coallier.

Des phares dans la communauté

Près de 70 Estriens ont reçu jeudi soir leur statuette du Mérite estrien au cours d’une grande soirée consacrée à mettre en lumière tous ces gens qui, parfois dans l’ombre, souvent sans compter leurs heures, toujours avec passion, travaillent avec engagement à changer le quotidien de ceux qui les entourent.

« Vous êtes des gens qui vous laissez porter par vos passions, qui repoussez vos limites, tentez toujours de vous améliorer et qui, pour toutes ces raisons, devenez de grandes sources d’inspiration pour ceux qui vous entourent », a souligné une des animatrices de la soirée, la journaliste de La Tribune, Mélanie Noël.

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Alors que le rideau se lève vendredi sur les Jeux olympiques de PyeongChang, la patineuse de vitesse Kim Boutin a tenu à adresser un mot aux convives réunis dans la salle. Elle patinera sous peu dans la prestigieuse compétition, à la conquête de l’or olympique. Elle avait reçu une statuette du Mérite estrien en 2007 dans la catégorie Jeunesse et en 2015 dans la catégorie Sports.

« Les grandes victoires sont aussi celles de personnes qui nous stimulent et nous supportent. Le rêve olympique vit grâce au soutien des parents », a fait savoir le second animateur de la soirée, le chroniqueur de La Tribune Luc Larochelle, avant de présenter le père de l’athlète, Pierre Boutin, qui s’envolera sous peu pour la Corée du Sud.

Sur tous les fronts
Les 67 lauréats qui sont repartis avec une statuette ne naviguent pas tous vers l’or olympique à l’image de Kim Boutin. Ils voguent sur tous les fronts, recherchant de diverses façons à repousser les limites de leur communauté, de la science ou de leur art.

« Une soirée comme celle-là amène la lumière sur ce que font beaucoup de gens. Des fois, il faut simplement déplacer le spotlight pour que les gens sortent de l’ombre et c’est ce que permet une telle soirée. C’est bon! Ça fait du bien! Les gens ont besoin de positif », s’est exclamée Karole Forand, directrice générale de la Corporation de développement économique communautaire (CDEC), qui a été honorée dans la catégorie Bénévolat/engagement avec son acolyte Sondès Allal, agente de développement à la CDEC.

Saveur particulière
La soirée avait aussi une saveur toute particulière pour Louise Boisvert, ex-présidente et éditrice de La Tribune et retraitée depuis le début de l’année. Elle a d’ailleurs reçu un Mérite estrien dans la catégorie Personnalité pour souligner son engagement à tous les niveaux dans sa communauté.

« Ça fait 20 ans que j’assiste à ces soirées, mais cette année est spéciale parce que je reçois un Mérite estrien à mon tour. J’en suis fière. Les gens qui reçoivent le Mérite estrien sont des phares de notre communauté, des gens respectés, des acteurs importants de notre milieu », a souligné celle qui était accompagnée de sa famille et qui savoure encore les premières saveurs de sa nouvelle retraite.

« Ma famille d’adoption »
De son côté, Marie-Lou Béland, cinéaste, éducatrice spécialisée et photographe, recevait un Mérite estrien dans la catégorie Arts. Multidisciplinaire et engagée, elle savourait la soirée, fruit d’un travail de longue haleine.

« Être honorée dans la catégorie Arts, c’est important pour moi parce que c’est ma communauté, c’est ma famille d’adoption. Je m’implique depuis 2007 dans ce milieu. La photo me rapproche de l’image et l’intervention me rapproche de l’humain, et c’est ça qui fait mon art », a-t-elle signifié.

Claude Belleau, directeur général d’Estrie Aide, a reçu une statuette dans la catégorie Personnalité pour son engagement auprès de l’organisme qu’il dirige depuis cinq ans maintenant.

« C’est un honneur incroyable d’être honoré par notre quotidien La Tribune, qui prend le temps de s’intéresser aux acteurs de notre communauté. Quand je vois tous ces lauréats, je me demande si je suis à la hauteur parce qu’il y a ici des gens vraiment incroyables », a-t-il ajouté dans un éclat de rire.

Ce qu'ils ont dit

« C’est une fierté régionale et ça fait connaître mon entreprise. Je suis originaire de Drummondville, ma compagnie a été fondée à Sherbrooke et je l’ai rapatriée à Sherbrooke il y a longtemps. J’ai toujours été content de mon choix et ce soir, c’est une belle reconnaissance. »
Paul McKenzie, propriétaire de l’entreprise Arkel (Affaires/développement)

« C’est intéressant de recevoir un prix comme ça lorsqu’on voit la qualité des gens autour de soi. Les lauréats méritent leur prix, mais c’est certain qu’il y a bien des gens qui ne sont pas ici ce soir et qui font des choses aussi exceptionnelles, sinon plus. »
Yann Lamy, enseignant en éducation physique et en sport-études à l’École secondaire du Triolet (Santé/éducation)

« Nous avons une belle ville. Lorsqu’on décide de s’impliquer, on est comme un soldat et on fait ce qu’on a à faire. On ne le fait pas pour aller chercher des reconnaissances. C’est un accomplissement pour moi surtout à l’approche de la cinquantaine. »
Annie Faucher, copropriétaire du Liverpool (Affaires/développement)

« C’est un peu surprenant. Je sens que je suis appréciée et à mon âge c’est une belle reconnaissance. Mais je ne comprends pas pourquoi c’était moi plus qu’une autre, mais ç’a l’air que c’est comme ça. »
Gail Desmarais, enseignante dans trois universités et soprano (Arts)

« Je dois mettre ma famille de côté lorsque je pars dans des situations de guerres civiles ou de catastrophes naturelles. D’être reconnu ici, c’est très gratifiant. L’honneur d’aujourd’hui vient dire à ma femme et à mon employeur que ça vaut la peine. »
Patrick Raymond, infirmier et travailleur humanitaire (Bénévolat/engagement)

« Je ne m’attendais pas à recevoir un prix comme celui-là. Je regarde autour de moi et il y a des gens beaucoup plus âgés alors que moi, je fais juste commencer. C’est une fierté de voir que je suis importante pour certaines personnes. »
Laura Cotnoir, capitaine de cheerleading et bénévole de l’année à l’école du Phare (Jeunesse)

« Jamais je ne pensais me retrouver ici lorsque j’ai fondé Choeur Campus en 2015. Je suis dans la région de Sherbrooke depuis sept ans maintenant et je suis très fière d’en faire partie. Bravo à La Tribune qui organise cette soirée, c’est vraiment chouette. »
Isabelle Vallée, fondatrice du Choeur Campus de l’Université de Sherbrooke (Arts)

(Avec Simon Roberge)