Caroline Dostie, responsable de la mission sociale au Diocèse de Sherbrooke, a présidé une cérémonie à la cathédrale Saint-Michel en la mémoire des personnes qui sont décédées dans l’oubli. L’événement avait également pour objectif d’aider les personnes endeuillées dans leur processus et de favoriser un élan de solidarité.

Des morts anonymes célébrés dans la dignité

En 2016, 289 dépouilles n’ont pas été réclamées au Québec. De ce nombre, 6 des décès sont survenus en Estrie. « Vous pourriez vous dire : ce n’est pas beaucoup, pourquoi fait-on quelque chose? Mais chaque vie importe. »

C’est ainsi que Caroline Dostie, responsable de la mission sociale au Diocèse de Sherbrooke, a amorcé samedi à la cathédrale Saint-Michel la cérémonie pour les défunts qui sont morts dans l’oubli.

« Les chiffres peuvent sembler petits, mais ça ne compte pas les corps qui n’ont été réclamés que plusieurs semaines après le décès, les funérailles auxquelles une seule personne a assisté ou les gens dont le corps a été réclamé par des organismes communautaires qui travaillaient avec eux », a-t-elle poursuivi.

Une quarantaine de personnes s’étaient réunies pour cette cérémonie agrémentée de musique et d’allocutions. Le nom des défunts n’était pas mentionné, pour préserver leur intimité, mais aussi pour que la cérémonie soit à la mémoire de tous ceux qui sont morts plutôt seuls, sans exclusion. Parce que cette situation touche plusieurs types de personnes, souligne Caroline Dostie. « On parle des gens de la rue, mais aussi de personnes aînées qui sont placées ou qui vivent seules, d’immigrants, de personnes judiciarisées, qui ont des problèmes de santé mentale ou de consommation… » donne-t-elle en exemple.

C’était la première fois qu’une telle cérémonie était organisée à Sherbrooke. L’événement s’est fait en collaboration avec la Coopérative funéraire de l’Estrie, et avec le soutien de travailleurs de rue.