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Des étudiants de l'Université de Sherbrooke se sont portés volontaires pour agir en tant que mentors auprès des étudiants qui feront leur entrée sur le campus cet hiver.
Des étudiants de l'Université de Sherbrooke se sont portés volontaires pour agir en tant que mentors auprès des étudiants qui feront leur entrée sur le campus cet hiver.

Des mentors bienveillants pour les étudiants étrangers

Viatka Sundborg
La Tribune
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Même si la pandémie a entrainé son lot de conséquences pour les étudiants universitaires, certains tentent de faire une différence. Des étudiants de l’Université de Sherbrooke se sont portés volontaires afin de parrainer et de participer à l’intégration des étudiants étrangers provenant des quatre coins du monde. 

Il est difficile de s’imaginer comment ces étudiants pourraient s’intégrer dans de telles circonstances spécialement depuis la fin décembre avec l’annonce d’un deuxième confinement complet.

Fredy Wasamba Farini, étudiant en politique appliquée, a répondu à l’appel. 

« Étant moi-même un étudiant étranger et n’ayant pas eu la chance de me faire parrainer à mon arrivée, j’étais très conscient des obstacles qu’on peut rencontrer lorsqu’on va étudier dans un autre coin du monde », avoue M.Farini. 

Cet étudiant a décidé de s’impliquer dans ce programme en raison de son expérience personnelle et de son désir d’aider sa communauté étudiante. 

Le travail de mentor consiste à accompagner les étudiants étrangers dès la réception de leur lettre d’admission jusqu’à leur arrivée au pays. Le but est de créer un sentiment de proximité et de confiance entre les deux étudiants. M. Farini a accueilli de nouveaux étudiants le 24 et 26 décembre dernier. 

« Ces arrivées étaient particulièrement difficiles puisque presque tout était fermé dans la région », explique celui qui s’est assuré d’avoir une épicerie de base et des biens essentiels au moment de l’arrivée des étudiants étrangers. 

Le mandat de mentor n’est pas, pour Fredy Wasamba Farini, que technique. Le travail des mentors a une portée humaine et bienveillante. Les mentors échangent virtuellement avec les étudiants étrangers sur une basse quotidienne afin de s’assurer de leur bien-être et de répondre à leurs questions. 

« C’est une façon d’apporter de la chaleur humaine dans un processus administratif complexe et froid », confirme M. Farini. 

Ce mentor, passionné par sa mission, raconte l’histoire d’un étudiant du programme. « Pour venir compléter sa formation au Canada, il a dû quitter sa femme et son enfant. Il allait assurément se sentir isolé en cette veille de Noël. Je lui ai donc téléphoné pour l’accompagner dans ce moment plus difficile. » Ce témoignage démontre l’importance et la raison d’être du programme. 

M. Farini dit retirer une grande satisfaction personnelle de son implication dans ce programme. Il vit une expérience multiculturelle des plus enrichissante. De plus, il affirme qu’être un mentor est une opportunité d’enrichir ses compétences en relations humaines. « L’ensemble des compétences mobilisées par ce programme me seront certainement utiles dans mon futur », dit-il.

Tout comme Fredy Wasamba Farini, Charlotte Pelletier, étudiante en droit à l’Université de Sherbrooke, occupe un poste de mentor pour ce programme. Elle dit que les rencontres virtuelles de groupe ont été tout aussi bénéfiques pour les étudiants étrangers que pour elle.

« C’est très intéressant et formateur de rencontrer des étudiants avec un bagage culturel différent du mien et de pouvoir échanger avec eux », exprime Mme Pelletier, heureuse de son expérience. 

Bien que M. Farini se dit optimiste quant à la rentrée scolaire de janvier, Charlotte Pelletier émet des réserves. « J’espère sincèrement que les étudiants étrangers pourront profiter au maximum de leur expérience puisqu’ils ont sacrifié beaucoup pour venir étudier ici. »

Elle fait tout en son pouvoir pour faciliter l’intégration de ces étudiants.