Médecine, construction et communautaire se sont mélangés pour donner un coup de neuf aux installations de Famille Espoir samedi.

Des médecins troquent leurs sarraus pour des pinceaux

Plusieurs dizaines de membres de la Société des médecins de l'Université de Sherbrooke(SMUS) ont mis l'épaule à la roue pour offrir une seconde vie au parc de l'organisme Famille Espoir. En plus de donner 10 000 $ pour actualiser l'aire de jeu, les médecins ont donné de leur temps samedi pour revamper les installations.

Le président de la SMUS et médecin au CHUS, Simon Bérubé, juge qu'il est important de faire du bénévolat. « Ça fait partie d'une des missions qu'on s'est données. Chaque année, on amasse de l'argent pour une cause. C'est un bel organisme de solidarité sociale », affirme Dr Bérubé.

« C'est une chose de donner de l'argent, mais ça fait seulement une partie du travail, poursuit-il. Nos compétences ne sont pas ici, mais on peut quand même fournir un peu de travail à l'équipe. Si l'entreprise arrive avec huit gars, c'est sûr que ce n'est pas la même chose que lorsqu'on est 40. On va en faire beaucoup plus avec la contribution de temps. »

Les tâches sont multiples pour les médecins qui se sont déplacés dans le secteur Ascot pour donner de leur temps. « On ramasse des feuilles, on peinture les équipements qui sont déjà en place, on aide à construire l'aire de jeu et on aide à faire du ménage pour l'ouverture du terrain de Famille Espoir », explique Dr Bérubé.

Dans les années passées, la SMUS a souvent donné pour la persévérance scolaire. Rarement les médecinssont sortis sur le terrain pour racler des feuilles ou pour décaper une glissoire pour enfants.

« Dans les 10 dernières années, les dons qui étaient faits se prêtaient moins à du travail physique, commente Simon Bérubé. Quand on a vu ça, on s'est dit que 10 000 $, c'est beaucoup, mais c'est vite dépensé en même temps. On voulait amener cet argent-là plus loin. »

Pas juste les médecins

Plusieurs corps de métier étaient réunis pour aider l'organisme. En plus d'avoir trouvé des matériaux gentiment donnés par des fournisseurs, le propriétaire de Construction Vincent, Vincent Matthon, a réuni des employés et est allé faire du bénévolat. « C'est bon de faire sa part dans la communauté. J'ai embarqué en essayant de leur faire ça gratuitement. Les fournisseurs ont embarqué en donnant leur temps. Mes employés sont fiers de la compagnie et ont décidé d'embarquer gratuitement également », sourit M. Matthon.

De son côté, le directeur de l'organisme Famille Espoir, Guy Boucher, est content de voir ses installations se moderniser. « Ça fait des années qu'on travaille dans le quartier et on avait toujours des modules de jeu un peu désuets. Ça va permettre aux enfants de jouer dans un milieu sécuritaire et stimulant. C'est un beau cadeau pour la communauté », assure-t-il.

Les médecins ne se sont pas trop fait prier pour participer à cette journée spéciale. « C'est la différence entre les êtres humains et les structures organisationnelles. Derrière ces structures qui peuvent avoir l'air lourdes, il y a des êtres humains. On le voit aujourd'hui », résume-t-il.

En plus de ce module de jeu, l'organisme a vu ses murs repeints. « Il y a presque 60 bénévoles aujourd'hui et l'on avait de l'ouvrage à faire. Ils ont embarqué et l'on a eu un don de peinture », se réjouit M. Boucher.

De plus, un jardin vertical permettra aux petits et aux grands d'apprendre à faire pousser des légumes. « Il y a plusieurs projets. Le potager vertical est en train de se faire construire. Ce potager va servir cette année, mais aussi dans les années prochaines. C'est une façon d'apprendre à cultiver les légumes, de faire des apprentissages en famille tout en s'amusant », conclut M. Boucher.