Les galettes des Rois sont préparées soigneusement.

Des galettes pour les rois… et pour les Sherbrookois

Propriétaire de la boulangerie Les vraies richesses, Jean-Pierre Oddo souligne la fête des Rois depuis plus de 30 ans. Pour l’occasion, le boulanger prépare plus de 400 galettes des Rois qu’il vend à son commerce situé sur la rue King Ouest, près du centre-ville. Celles-ci sont vendues durant les deux premières semaines du mois de janvier.

« C’est une tradition, explique M. Oddo, qui s’occupe du commerce avec sa femme. Ça demande beaucoup de préparation et l’on en fait beaucoup. On se prépare environ un mois à l’avance. C’est très connu. En Europe, c’est une tradition. Dans le sud de la France, c’est plus un gâteau des Rois qui est comme une brioche avec des fruits confits. On met toujours une fève dedans comme ça se fait partout ailleurs. Dans le nord, c’est plus la galette, donc la pâte feuilletée, comme au Québec. »

« Quand je suis arrivé au Québec, on faisait les deux, poursuit-il. On a vu que les gens étaient moins attirés par le gâteau. On est passés vers la galette. On essaie toujours d’en faire une différente, pour essayer de se renouveler. Cette année, en plus de la classique, on en a fait une avec des noisettes et des oranges. C’est une brioche feuilletée », mentionne-t-il, ajoutant que la galette classique se vend 27 $, tandis que celle aux noisettes se vend 30 $. Celles-ci nourrissent entre 8 et 12 personnes.

La tradition de ces galettes vient d’une croyance païenne qui a été christianisée, indique le chef. « Dans les grandes familles européennes, l’esclave qui prenait la fève était le maître pour une journée. Il pouvait même donner des ordres à son maître. C’était pour créer des liens avec les esclaves dans la famille », décrit-il.

De plus, plusieurs personnes visitent le commerce pour ce genre de produits spéciaux et éphémères. « On a des clients qui viennent exprès pour ça, mais les réguliers en prennent aussi. Il y a peut-être environ 10 % de plus de gens que d’habitude. C’est la même chose pour Noël et les grands fériés. On est très contents, et ça se passe toujours bien », résume M. Oddo.